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Deux septuagénaires de Saint-Nazaire ont eu la peur de leur vie quand leur maison a été la cible de coups de feu en pleine nuit.
Le couple a qualifié cette expérience de « cauchemar. »
Vers 3 h 30, dans la nuit du 24 au 25 octobre, Alain Gagnon et Claire Gagné ont été réveillés par un bruit fort et inhabituel.
C'était fort, ça se peut pas, raconte Mme Gagné.
Le couple a d’abord cru à une intrusion par des voleurs.
Ce n’est que le lendemain matin qu’ils ont découvert un bocal brisé et une balle d’arme à feu logée dans leur réfrigérateur. Le projectile avait traversé la porte d’entrée avant de finir sa course dans l’électroménager.

L'impact d'un projectile dans un réfrigérateur.
Photo : Radio-Canada / Meghann Dionne
Une balle à Saint-Nazaire, voyons donc! On n'est pas à Montréal!, s’exclame Claire Gagné, encore surprise des événements. Heureusement, personne n’a été blessé.
La Sûreté du Québec (SQ) a ouvert une enquête. Selon les informations préliminaires recueillies par la SQ, tout porte à croire que l'auteur de la fusillade s'est trompé de cible.
Des techniciens en identité judiciaire se sont rendus sur place. Ils ont fait l'analyse de la scène et ont trouvé des impacts de projectile sur la résidence.

Un projectile a fait un trou dans le revêtement de la maison.
Photo : Radio-Canada / Meghann Dionne
Au total, trois balles ont atteint leur maison. En plus de celle retrouvée dans le réfrigérateur, un projectile a été retrouvé sur l'escalier de devant et un autre dans le mur extérieur, sous la fenêtre du salon.

Une balle a atteint les escaliers extérieurs.
Photo : Radio-Canada / Meghann Dionne
À ce stade-ci de l’enquête, ce qui en ressort, c’est que tout laisse croire qu'il s'agit d'une erreur sur la résidence, souligne la porte-parole pour la SQ, Nancy Fournier.
On n'a rien à se reprocher, nous, souligne Claire Gagné. Ce que les enquêteurs disent c'est qu'ils voient souvent une mauvaise adresse, ajoute Alain Gagnon.
Mme Gagné a dormi chez un ami pendant quelques jours. De retour chez elle, elle confie avoir peur de se trouver dans la résidence. On a peur d'habiter ici.
Le couple a été orienté vers le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC), pour obtenir du soutien psychologique.


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