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«On avait profité, au moment ou la trêve a été annoncée, d’une baisse (du prix du pétrole NDLR). Donc il y a des achats qui ont été faits au moment de cette baisse», a détaillé Serge Papin.
Passer la publicité Passer la publicitéDébut de l’éclaircie pour les automobilistes. Après plusieurs semaines de hausse continue, les prix des carburants pourraient commencer à baisser dans les prochains jours. C’est en tout cas ce que martèle le gouvernement, comme l’a rappelé ce jeudi le ministre du Commerce et du pouvoir d’achat, Serge Papin. Au micro de RTL, l’ancien patron de Système U a annoncé prévoir une réduction des prix d’«au moins 10 centimes», qui devrait être visible «dans les 24, 48 heures». Une bonne nouvelle, à condition qu’elle se concrétise.
Le prix pour faire le plein reste aujourd’hui à des sommets. En moyenne, un litre d’essence vaut 2,20 euros, tandis que le gazole s’affiche à 2,46 euros le litre. «On avait profité, au moment ou la trêve a été annoncée , d’une baisse (du prix du pétrole NDLR). Donc il y a des achats qui ont été faits au moment de cette baisse», a détaillé Serge Papin. Ceux-ci « vont être répercutés dans les 24, 48 heures» a-t-il ajouté, alors que les distributeurs se sont engagés à transférer cette diminution du coût du pétrole sur les prix affichés en station-service.
Le baril de pétrole américain fluctue autour des 100 dollars jeudi à cause des doutes sur la solidité du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis et d’un détroit d’Ormuz qui reste largement paralysé. Conscient de la volatilité des marchés dans un contexte incertain, le ministre a appelé à la prudence rappelant que dans le passé «il y en qui ont annoncé des baisses et qui n’ont pas pu les tenir». Un pique adressé à Michel-Edouard Leclerc, qui avait prédit à tort une baisse de 30 centimes à la pompe.
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Distributeurs reçus
Un peu plus tôt ce jeudi, les distributeurs étaient reçus par le gouvernement. «Les marchés sont extrêmement volatils», a souligné Roland Lescure, le ministre de l’Économie, lors d’un point presse à Bercy, en expliquant que le prix du gasoil coté à Rotterdam «remont(ait) aujourd’hui» après avoir «fortement baissé» mercredi. «C’est normal (car) on attend de voir la manière dont le cessez-le-feu va se mettre en place de manière concrète», a précisé le ministre. «Les espoirs d’ouverture du détroit d’Ormuz, à ce stade, évidemment, ne se sont pas matérialisés. Mais on est sur des niveaux de prix aujourd’hui inférieurs à ceux qui prévalaient il y a deux jours, a-t-il poursuivi. On espère - et on a eu des engagements en ce sens - que ça puisse se retrouver à la pompe au fur et à mesure des réapprovisionnements».
«Les distributeurs, depuis le début de cette crise, ont dans leur très grande majorité jouée le jeu et on compte donc sur eux pour continuer et -impacter-, là encore, les baisses aussi vite que les hausses l’ont été», a indiqué pour sa part la ministre déléguée chargée de l’Énergie, Maud Bregeon. Il n’y a «pas de risque d’approvisionnement», mais des «difficultés et des tensions logistiques sur les réseaux de transport, essentiellement Total (TotalEnergies, NDLR), du fait du plafonnement des prix» mis en place par l’énergéticien «qui a massivement attiré les clients et créé une espèce de goulot d’étranglement», a-t-elle dit.


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