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Un communiqué du Gouverneur du Littoral pour calmer le jeu autour du Canton Akwa, ce 28 septembre 2026. Depuis quelques jours, des malentendus entourent le sacre annoncé de Din Dika Louis, notamment sur les rites à accomplir. L’administration régionale rappelle que sa légitimité administrative, elle, ne fait aucun doute.
Un processus balisé depuis 2022
Le document, numéroté 0301/CRP/C/SP, retrace le parcours administratif ayant conduit à la reconnaissance de Din Dika Louis comme Chef de Canton Akwa. Tout commence le 15 mars 2022, avec les consultations d’usage conduites par le Préfet du Wouri d’alors. Ensuite, le Premier ministre signe l’Arrêté N°005/PM du 23 janvier 2023, portant homologation de l’intéressé comme Chef Traditionnel de Premier Degré.
Son installation administrative intervient le 15 juillet 2023, sous l’autorité préfectorale. Trois étapes, trois dates, un dossier qui semble en règle sur le papier.
Mais le communiqué reste étonnamment discret sur le fond du problème.
Il ne dit pas quels rites posent débat, ni qui s’oppose à qui dans cette affaire. Le texte se contente de rappeler que ces pratiques coutumières « se sont toujours effectuées » lors de l’intronisation d’un nouveau chef à Akwa. Une manière de renvoyer la balle aux traditions locales, sans s’aventurer sur le terrain glissant du contenu rituel.
Entre droit administratif et coutume, un équilibre à préserver
Franchement, ce genre de communiqué en dit parfois autant par ce qu’il ne dit pas. Le Gouverneur rappelle que le Cameroun reste un État de droit, et que la Chefferie Traditionnelle peut se déployer dans le respect de la loi N°90/055 sur les réunions publiques, mais aussi des us et coutumes du canton.
C’est une manière de dire : la procédure administrative est validée, réglez vos histoires de rites entre vous. Le signal est clair. L’administration ne veut pas s’immiscer dans un conflit coutumier qui ne relève pas de sa compétence directe, même si elle en subit les remous.
Reste à savoir comment cette clarification sera reçue à Akwa même, là où les tensions autour du sacre sont nées.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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