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Canicule : qu’est-ce que « l’effet sèche-cheveux » qui met en danger les plantes et les arbres ?

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Ce phénomène qui se produit lorsque le mercure est très élevé a de nombreuses conséquences sur les végétaux.

Autant prévenir tout de suite, l’expression « effet sèche-cheveux » n’a rien de scientifique. Mais elle a le mérite d’être très imagée. Pendant une vague de chaleur, lorsque la température augmente violemment et se cumule à un air sec, l’eau se dilate et la déshydratation de la végétation s’accélère. Cette sécheresse éclair, c’est ça « l’effet sèche-cheveux ».

Joint par Le HuffPost, Nicolas Martin, chargé de recherche sur les forêts Méditerranéenne à l’Institut national de recherche pour l’agriculture (Inrae) nous confirme que l’expression « effet sèche-cheveux » est « vite dite ». Déjà, parce que l’appareil que l’on connaît souffle du vent et qu’en réalité, il n’y en a pas toujours. Et ensuite, parce que le dessèchement peut se produire « de manières différentes ».

Selon lui, la sécheresse diffère en fonction de la période où la vague de chaleur survient. « En début de saison sèche, en début d’été, on a une végétation qui n’est pas endurcie, les feuilles sont jeunes, encore en développement, et n’ont pas encore de barrières qui protègent du dessèchement et là on peut avoir un dessèchement très très rapide ». Les conséquences sont différentes si cet effet sèche-cheveux survient à la fin de l’été, lorsque les sols sont encore plus desséchés. Il explique : « Les feuilles sont matures et résistantes à la chaleur, mais le fait que le sol soit sec, ça crée une demande en eau qui ne peut pas être compensée par l’apport racinaire ».

La possible disparition des arbres

Parmi les risques, il y a « la déconnexion des feuilles des arbres du tronc et des tiges », indique l’expert de l’Inrae. Les feuilles peuvent ne plus avoir assez d’eau et atteindre le seuil critique pour leur survie. Donc, « elles peuvent mourir », conclut Nicolas Martin. Par conséquent, le matériau est plus inflammable, et le danger d’incendie augmente.

Sur le long terme, « si l’arbre perd ses feuilles, une partie de la végétation va disparaître », explique le chargé de recherche. Les sols peuvent être également secs. « Ça peut amener au dessèchement des organes de survie de l’arbre, c’est-à-dire les bourgeons », ajoute-t-il. Donc l’arbre pourrait complètement mourir.

Selon Nicolas Martin, les risques sont pour l’instant « existants », mais pas « marqués ». « Le niveau d’hydratation des sols est suffisant pour limiter le risque de dessèchement de la végétation, en dépit de la chaleur », révèle le chercheur. Les arbres arrivent à endurer cette vague de chaleur, mais ça pourrait ne plus être le cas dans les semaines à venir.

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