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Cameroun : affaire Nbienou-Kamoise, quand le cyberharcèlement brise une famille

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Derrière l’affaire qui oppose Steven Nbienou à la blogueuse Aïcha Kamoise, il y a bien plus qu’une querelle de réseaux sociaux. Il y a une famille dévastée, une mère paralysée après un AVC, deux fausses couches subies par l’épouse de l’entrepreneur, et deux plaintes déposées, au Cameroun et en France. Une réalité humaine que les vidéos virales ont longtemps masquée.

Une campagne de harcèlement aux conséquences médicales documentées

Depuis plusieurs mois, Steven Nbienou, entrepreneur camerounais et fondateur de Nbiko TV, est ciblé par une série de publications d’Aïcha Kamoise sur ses réseaux sociaux. Ces contenus, vus par des milliers d’internautes, ne se limitent pas à des critiques professionnelles. Ils s’en prennent à sa vie privée, à son épouse, à son image personnelle, de manière répétée et méthodique.

Le bilan humain est lourd. L’épouse de Steven Nbienou a subi deux fausses couches dans ce contexte de pression constante. Sa mère, une femme âgée, a regardé ces vidéos dans lesquelles son fils était humilié publiquement. Le choc a provoqué un accident vasculaire cérébral. Elle est aujourd’hui paralysée. Ce lien de causalité a été médicalement établi. Ce n’est pas une supposition. C’est un fait documenté.

Critiquer un entrepreneur est un droit. S’acharner semaine après semaine sur sa réputation personnelle et celle de sa famille dans le seul but de nuire, c’est une infraction. Le droit camerounais le reconnaît clairement.

Ce que Steven Nbienou demande, et ce que cette affaire révèle

Face à tout cela, Steven Nbienou n’a pas choisi la surenchère. Ses conditions pour retirer ses plaintes sont simples : l’arrêt définitif des contenus le visant, la suppression des vidéos publiées, et la formalisation de ces engagements par écrit. Pas d’excuses publiques humiliantes. Pas de vengeance médiatique. Une démarche sobre, portée par un homme qui croit en la loi.

Cette affaire dépasse cependant le cas personnel. Elle révèle une crise profonde dans l’espace numérique camerounais. Des créateurs de contenu ont bâti leur audience sur la destruction de réputations. Ils ont prospéré sur la douleur d’individus réels. Et pendant longtemps, personne ne les a arrêtés.

La liberté d’expression a des limites que la loi fixe clairement : la dignité humaine, la vie privée, la réputation. Ces limites ne sont pas des obstacles à la liberté. Elles en sont les garantes.

Si cette affaire fait jurisprudence, et elle le devrait, elle enverra un message clair : la popularité sur les réseaux sociaux ne protège personne de la loi.

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