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Par Le Figaro
Le 1 mai 2026 à 13h33
LE SCAN SPORT - Le directeur du Tour de France Christian Prudhomme a avoué être «choqué» par l’abattage de centaines d’arbres sur le tracé de la Grande Boucle, tout en expliquant que c’est d’abord une mesure de sécurité.
Passer la publicité Passer la publicitéUn chantier hors normes qui fait polémique. Des centaines d’arbres sont abattus dans le Haut-Rhin depuis le 15 avril (jusqu’à mi-mai, 1071 troncs seront coupés en tout), plus particulièrement sur la route du Ballon d’Alsace, où passera le Tour de France cet été à l’occasion de la 14e étape de la Grande Boucle entre Mulhouse et le Markstein. Ces travaux auraient de toute façon dû être réalisés, avec ou sans la venue du Tour de France, pour une question de sécurité selon la préfecture du Haut-Rhin, interrogée par Libération . Ce chantier est «prévu de longue date» sur près de 4,5 kilomètres mais a été «accéléré à l’aune d’une plus grande fréquentation prévisible par le public de cette zone».
Cet abattage massif a été fortement critiqué par plusieurs associations environnementales (Alsace Nature, LPO Alsace, Gepma et Bufo), qui comprennent que «la sécurisation des routes peut constituer un objectif légitime», mais qui remettent en cause la date à laquelle les travaux sont effectués «et les méthodes employées, en pleine période de reproduction», ont-elles indiqué dans un communiqué commun. Cela pourrait avoir des conséquences néfastes sur un endroit «particulièrement sensible d’un point de vue écologique», puisque le site est classé Natura 2000.
Le Tour de France est un accélérateur de travaux
Cjhristian Prudhomme, directeur du Tour de FranceLe directeur du Tour de France, Christian Prudhomme a lui-même avoué, dans un entretien accordé à l’Alsace, que «huit cents arbres qui sont abattus, ça choque tout le monde, y compris moi». Le patron de la Grande Boucle a ensuite précisé que cette décision «a été prise en 2023 et à cette époque, personne ne savait qu’on viendrait en 2026. C’est d’abord une mesure de sécurisation. Je pense surtout aux gens qui risquaient de se prendre un arbre sur la tête si on ne les avait pas coupés». Interrogée par Libération, Stéphanie Rauscent, la directrice de l’ONF du Haut-Rhin (Office National des Forêts), a affirmé que le «dossier datait d’une décennie», expliquant qu’il devait être finalisé au regard des troncs «dépérissants».
«Le Tour de France va passer par là et il est un accélérateur de travaux», a reconnu Christian Prudhomme. «Mais on ne va jamais demander quoi que ce soit. J’imagine que ces travaux-là sont nécessaires. Le Tour arrive donc des mesures de sécurisation sont prises. Mais peut-être auraient-elles dû être prises avant ? Je n’en sais rien. On ne demande jamais de construire des routes», a-t-il assuré. «Si la route existe, on vient. Le Tour se nourrit des beautés de la France, on n’a pas envie d’abîmer la France. Le succès du Tour, ce sont les champions mais c’est aussi notre pays, la beauté de notre pays», a expliqué le patron de la Grande Boucle, qui aura lieu du 4 au 26 juillet cette année.


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