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«C’est une évidence» : Laurence Ferrari condamne les actes pour lesquels la justice a sanctionné Jean-Marc Morandini

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La journaliste et animatrice de «Punchline» sur CNews et Europe 1 prend, à son tour, ses distances avec son confrère condamné pour corruption de mineurs pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents.

Après Sonia Mabrouk et Pascal Praud, c’est au tour de Laurence Ferrari  de s’exprimer au sujet de la condamnation de Jean-Marc Morandini pour corruption de mineurs pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents. «Depuis des années, ma parole est portée par des valeurs que chacun connaît. Ce sont des valeurs d’humanité, de fraternité, de solidarité. En tant que femme et mère de famille, je me sens interpellée au-delà du plan professionnel par la situation que nous vivons à CNews», a déclaré la journaliste à nos confrères du Parisien .

L’animatrice de «Punchline» sur CNews et Europe 1 a tenu à rappeler son engagement personnel «dans la défense des plus vulnérables et dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes». C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle a choisi de parler. «Il me paraissait important d’apporter ma voix aujourd’hui pour leur dire que je suis à leurs côtés. Je le prouve d’ailleurs tous les jours sur l’antenne de CNews en interviewant beaucoup de victimes», a-t-elle ajouté avant de confirmer condamner les actes pour lesquels Jean-Marc Morandini a été sanctionné par la justice : «C’est une évidence».

À lire aussi «Elle a trouvé les mots justes» : Pascal Praud apporte son soutien à Sonia Mabrouk, qui ne cautionne pas le maintien de Jean-Marc Morandini sur CNews

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À l’instar de sa consœur, Laurence Ferrari fait une différence entre la condamnation de Jean-Marc Morandini et son maintien à l’antenne de CNews. «Je n’ai pas de malaise. Je suis très engagée dans mon groupe et très fière d’y être. Je suis aussi très heureuse des valeurs portées par la liberté d’expression qu’on y défend tous ensemble avec les 200 collaborateurs de la rédaction. Il n’y a donc pas du tout de malaise. Il y a simplement une décision prise par la direction et qui lui appartient. Ma loyauté professionnelle envers cette chaîne reste totale», a affirmé la journaliste.

Je donne chaque jour sur l’antenne de CNews la parole aux victimes

Laurence Ferrari

Si elle a estimé ne pas avoir à demander à Jean-Marc Morandini ni à la direction du groupe Canal+ son retrait de l’antenne, Laurence Ferrari a rappelé «les valeurs qui [la] guident depuis toujours». «Je donne chaque jour sur l’antenne de CNews la parole aux victimes», a-t-elle souligné.

Pour rappel, mercredi 14 janvier, la Cour de cassation a rendu son arrêt sur le pourvoi de Jean-Marc Morandini contre sa condamnation pour corruption de mineurs pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. En n’admettant pas son pourvoi, celle-ci l’a définitivement condamné à deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende, peine initialement prononcée le 21 mars 2025 par la cour d’appel de Paris.

À lire aussi «Je ne cautionne pas» : Sonia Mabrouk réagit au maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne de CNews

Au moment de sa mise en examen, le groupe Canal+, qui possède la chaîne d’information, avait affirmé dans un communiqué qu’il licencierait Jean-Marc Morandini en cas de condamnation. Pourtant, il est toujours à l’antenne. «On assume complètement»a déclaré Gérald-Brice Viret, le directeur général de Canal+ France, au lendemain du jugement.

Interrogée mardi 20 janvier à ce sujet par le député Jérôme Guedz, Sonia Mabrouk a répondu : «Je n’en dors pas depuis plusieurs jours. Cette décision ne m’appartient pas. [...] J’ai beaucoup de respect pour ma direction, pour ma hiérarchie, mais en aucun cas, ça ne vaut de cautionner cela. En aucun cas c’est une complaisance morale par rapport à ce dont nous parlons et qui est d’une gravité réelle». Avant de rappeler : «Ça a été jugé par la justice française et il reste la justice européenne. Je ne vais pas me substituer à la justice, il n’a pas été condamné pour ne plus exercer sa profession sur CNews». Et d’assurer : «CNews c’est ma chaîne de cœur et je vais vous le dire avec le cœur. Je suis une femme libre, une citoyenne, une mère de famille. Je suis personnellement engagée dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Je pense ce matin aux victimes et aux victimes les plus jeunes. Je pense aux mineurs».

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Enfin, Pascal Praud a réagi samedi 24 janvier dans un message posté sur X. Le journaliste et animateur de «L’Heure des pros» a, ainsi, exprimé «toute [sa] solidarité à Sonia Mabrouk». «Elle a trouvé les mots justes. J’aurais pu prononcer quasiment les mêmes paroles» , a-t-il écrit avant de rappeler s’être «toujours engagé contre les violences sexuelles et les comportements sexistes». «Je pense évidemment aux victimes. CNews est la chaîne de la liberté d’expression. Je dis ici ce que je pense dans la plus grande transparence», a-t-il conclu.

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