NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway

Cinq ans après les mésaventures de son jeu avec des zombies, tourné et diffusé sur TF1 en pleine crise du Covid, le producteur révèle les mécanismes financiers qui ont fait de sa création une vitrine vertueuse à l’international.
Passer la publicité Passer la publicitéInvité du podcast « Fracture », Arthur a partagé avec Éric Larchevêque, Tony Parker et Nathan Pissaro son parcours d’entrepreneur et son expertise des médias. De ses débuts à la radio dans les années 90 jusqu’à l’animateur et producteur reconnu qu’il est devenu, il s’est exprimé aussi bien sur ses réussites que ses échecs avec beaucoup d’humilité.
« Être producteur, c’est créer, développer et prendre beaucoup de risques, a-t-il notamment expliqué au sujet de l’importance de la propriété intellectuelle de ses propres programmes. Parce que pour un format qui cartonne, il en faut cinq qui se plantent la gueule. Donc il faut trouver un client qui accepte de se planter avec toi cinq fois. »
À lire aussi «District Z»: visite guidée par Arthur et Denis Brogniart du nouveau divertissement de TF1
10 millions d’euros d’investissement pour « District Z »
Parmi les créations qu’il a récemment produites, « District Z » n’avait pas été au-delà de deux saisons et les derniers inédits avaient été déprogrammés en décembre 2021 par TF1 faute d’audiences suffisantes. « Cela reste une anomalie pour la chaîne comme pour moi, avait déclaré Arthur à l’époque au Parisien / Aujourd’hui en France. On a essayé de comprendre : est-ce parce que nous avons été diffusés le samedi ? Ou parce que le public ne voulait pas voir des zombies en pleine cinquième vague du Covid ? Ou mille autres raisons encore ? Je n’ai pas la réponse. »
Cinq ans plus tard, Arthur est revenu sur les contre-performances de « District Z ». « L’émission avec les zombies, ça s’appelle une “Fausse Bonne Idée”, une FBI, a-t-il reconnu. Ce n’est pas un échec. C’est un four mais ce n’est pas un échec. Nous voulions faire un grand jeu d’aventures avec des zombies avec 10 millions d’euros d’investissement. TF1 avait pris la moitié à sa charge pour faire cinq émissions. À l’international, j’avais dix clients prêts à tourner dix épisodes chacun dans mon hub et mes décors. J’amortissais tout de suite mes 5 millions. »
À lire aussi Arthur mise gros sur «District Z», son jeu télé familial
« En temps normal, c’est une émission qui doit faire 100 millions d’euros de chiffre d’affaires par an »
Arthur au sujet de « District Z »Pour Arthur, en dehors des moyens déployés par MrBeast pour « Beast Games » pour Prime Video, il n’existe pas d’équivalent de décor aussi ambitieux dans toute l’histoire de la télévision. « En temps normal, c’est une émission qui doit faire 100 millions d’euros de chiffre d’affaires par an, estime-t-il. On a construit les décors, on a fait les répétitions et, neuf jours avant la première, le Covid est arrivé . » Après le premier confinement, le producteur a pris le risque d’assurer les tournages de « District Z » pour la France, en prenant des précautions sanitaires, mais aucune des équipes des dix pays étrangers engagés n’a pu se déplacer.
Si le lancement de « District Z » le 11 décembre 2020 sur TF1 a réalisé un carton d’audience avec plus de 5,3 millions de téléspectateurs, son bilan comptable a été déficitaire des 5 millions d’euros qu’il n’a pas pu percevoir des producteurs étrangers. « Je ne pouvais pas ne pas tourner une saison 2 pour TF1 donc j’ai remis 5 millions d’euros sur la table », se souvient Arthur au sujet de la nouvelle salve d’épisodes. Mais là encore, le Covid est venu barrer la route des tournages internationaux à cause du redoutable variant delta.
Avec des audiences moindres pour les épisodes de la saison 2, Arthur a tout arrêté en raison des pertes financières trop importantes. « Je tire toujours quelque chose de positif de cet échec, conclut-il. J’ai été capable de produire la plus grosse émission de tous les temps et l’image de Satisfaction (sa société de production, ndlr) à l’étranger a explosé. Toute la planète travaille avec nous depuis cette émission. »


3 day_ago
89



























.jpg)






French (CA)