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Par Le Figaro avec AFP
Le 30 avril 2026 à 21h39
L’homme d’affaires irakien Ali al-Zaidi a été nommé premier ministre par le nouveau président irakien Nizar Amedi lundi.
Passer la publicité Passer la publicitéLe premier ministre irakien désigné, Ali al-Zaidi, a reçu jeudi un appel téléphonique du président américain Donald Trump qui l’a félicité et invité à se rendre aux États-Unis une fois son gouvernement formé, ont annoncé ses services.
L’homme d’affaires irakien Ali al-Zaidi a été chargé lundi de former un gouvernement par le président irakien, Nizar Amedi, après qu’il a été choisi par le Cadre de coordination, alliance de factions chiites majoritaire au Parlement.
Lors de l’entretien, Donald Trump «l’a félicité après sa désignation officielle pour composer le nouveau gouvernement et lui a adressé une invitation formelle à se rendre à Washington» après sa formation, a détaillé le cabinet de M. Zaidi dans un communiqué. Les deux dirigeants ont «discuté des relations bilatérales stratégiques entre l’Irak et les États-Unis», ainsi que de la «coopération bilatérale visant à consolider la stabilité dans la région», a-t-il ajouté.
Le président américain a dit jeudi souhaiter à M. Zaidi «du succès dans ses efforts pour former un nouveau gouvernement sans terrorisme, capable d’offrir un meilleur avenir à l’Irak». «C’est le début d’un nouveau chapitre extraordinaire entre nos deux nations: prospérité, stabilité et succès comme jamais auparavant. Encore une fois, Ali, FELICITATIONS!», a-t-il ajouté sur sa plateforme Truth Social.
30 jours pour former un gouvernement
La nomination de M. Zaidi est survenue après des mois d’impasse en raison des fortes pressions américaines pour empêcher la nomination d’un ancien titulaire du poste, Nouri al-Maliki, perçu comme proche de l’Iran voisin. Depuis l’invasion menée par les États-Unis qui a renversé Saddam Hussein en 2003, l’Irak, pays à majorité chiite, tente de maintenir un équilibre délicat entre ses liens avec les États-Unis et sa proximité avec Téhéran.
Peu connu dans les milieux politiques, M. Zaidi a 30 jours pour former un gouvernement et entrera en fonction si l’équipe qu’il aura choisie est approuvée par le Parlement, un processus compliqué en Irak, pays multiethnique et multiconfessionnel. L’Irak a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par une attaque israélo-américaine contre l’Iran.
Des groupes irakiens pro-iraniens ont visé des intérêts américains en Irak, où ces factions ont été elles-mêmes visées par des attaques imputées aux États-Unis ou à Israël. Une source politique a indiqué à l’AFP que le Cadre de coordination avait choisi M. Zaidi «après s’être concerté» avec des représentants américains. M. Zaidi devra répondre à une exigence de longue date de Washington: le désarmement des groupes soutenus par l’Iran, que les États-Unis désignent comme des organisations terroristes.
Selon des médias américains, les États-Unis ont accru la pression sur Bagdad pour lutter contre ces groupes en suspendant la livraison de dollars à Bagdad, ainsi que des programmes de coopération militaire. Au cours des deux dernières semaines, le département d’État américain a offert des récompenses pour toute information concernant trois dirigeants de ces groupes.


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