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C'est la chute finale...

2 week_ago 10

         

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L'empire tire ses dernières cartouches au sens propre et figuré. Quand le président Biden sombrait dans la sénilité et que personne ne savait au juste qui dirigeait le pays, il pouvait rester un espoir que le successeur reprendrait solidement la barre et remettrait les USA sur la voie d'un redressement moral et économique.

Hélas le parti démocrate a décidé que le choix de la future présidentielle serait entre le pire candidat qu'il pouvait présenter (imposer) aux électeurs ou M. Trump. Pas qu'un peu échaudés par un parti censé défendre le travailleur américain et qui cautionnait une guerre interminable en Ukraine et un génocide à Gaza, les électeurs ont majoritairement choisi le meilleur joueur de flute et ont précipité leur pays dans un déclin dont il aura du mal à se remettre.

Choisir un bourricot narcissique, psychopathe et rapidement sénile aurait pu fonctionner s'il s'était entouré d'une équipe compétente pour appliquer le programme qu'il avait promis de façon intelligente.

C'était oublier un peu vite qu'il n'aime pas être contredit, se moque des faits et de la réalité, est facilement mythomane et s'est donc entouré d'une équipe de bras cassés et d'influenceurs qui ont fait passer rapidement son slogan de campagne « MAGA » (make America great again) en « MIGA » (make Israel great again) au grand dam d'une portion significative de ses électeurs. Des soutiens actifs de campagne ont dénoncé ses incohérences pour passer de soutien de campagne à « crétins » voire « potentiel terroriste » en quelques mois.

Le soutien actif à l'Ukraine avait démontré sur le terrain, contre toute attente, que les armements US n'avaient rien de déterminant dans l'issu des combats mais, pire, que leur stock d'obus (155 mm) et leur production était tout sauf à la hauteur des combats et que leurs fournitures en défense aérienne étaient aussi assez limitées. Leur outil industriel était clairement en cause, privilégiant des composants high tech très coûteux en nombre limité qui n'ont pas tenu leurs promesses au feu, sur le terrain.

Non seulement il n'a pas mis un terme au combat en Ukraine (qui devait se résoudre en 24h) mais il a déclenché un second front en Iran qui a achevé de détruire de larges portions de ses stocks de missiles offensifs (non nucléaires) et défensifs. En opération extérieure, il a démontré au monde qu'un pays qui est tout sauf une superpuissance (surtout quand on l'a présenté à tort comme un pays de troisième catégorie, prêt à accueillir les USA) peut tenir tête à la super puissance militaire autoproclamée.

Convaincu par sa propre mythomanie (il avait déjà baptisé la « vérité alternative (aux faits) lors de son premier mandat) il a ouvertement déclaré que le droit international n'existait pas pour lui et qu'il se référait à son seul jugement pour décider du bon et du mauvais...

Il a tiré la chasse d'eau sur l'ONU, la Cour internationale de Justice, le tribunal pénal international, réinstauré les rapports de force brutaux en relations internationales (tout en réclamant le prix Nobel de la Paix), alternant menaces, actes de pirateries en mer, kidnapping de chef d'Etat, bombardements sans déclaration de guerre au milieu de négociations, aide massive à un Etat agresseur en menaçant quiconque aiderait les agressés à se défendre, incluant menaces sur les « alliés » (vassaux) qui refuseraient de porter main forte à l'agression, etc...

Non content de salir l'image des USA, il a transformé un cran au dessus l'utilisation du dollar comme arme de guerre et pas seulement économique en oubliant le rôle majeur que jouait la monnaie dans la puissance économique des USA.

Le problème des USA et par ricochet du reste du monde est qu'il est notoirement inculte et entouré de sycophantes qui lui cacheront le mur jusqu'à ce qu'il le voit de ses propres yeux (trop tard donc).

Par ex, il a fait exploser la dette américaine, car en bon président américain il se refuse à taxer les riches et ne peut taxer l'Américain moyen qui a un taux d'épargne voisin de zéro, beaucoup de familles étant incapables de supporter une dépense imprévue sans devoir emprunter. Mais dans le même temps il fait exploser les dépenses militaires (+50%) tout en se lançant dans une guerre économique dont il ne peut entrevoir les premières conséquences, à savoir que son pays dépend gravement de flux extérieur qu'il ne pouvait que tarir avec ses taxes conçues pour être au final payées par le consommateur US tout en alimentant les finances fédérales.

Il ignorait par ex que les USA sont bien plus dépendants de la Chine que le contraire, les Chinois tirant environ 10% de leurs revenus des ventes aux USA et le monde entier demandant les marchandises chinoises de qualité et bon marché.

Ce faisant, il a non seulement importé de l'inflation aux USA mais transformé l'OMC en souvenir, car l'épine dorsale de l'OMC réside en l'absence totale de tarifs douaniers...

Il n'y a plus d'ordre international quand les principaux soutiens de cet ordre décident de le saborder (USA et Europe).

Les USA se sont précipités aveuglément dans deux guerres qu'ils ne pouvaient gagner et qui représentent un coût important pour l'économie US fortement endettée (40 000 milliards de dollars). Les USA feront défaut sur leur dette d'une façon ou d'une autre, mais le prix à payer dans tous les cas de figure c'est l'abandon du rôle du dollar comme monnaie de référence internationale qui finançait un train de vie très au delà des moyens de l'économie US et était à la base de la constitution de leur empire et leur emprise sur le globe.

La guerre avec l'Iran va avoir pour conséquence inévitable une inflation mondiale qui va toucher les USA. Si Trump ne veut pas détruire la consommation américaine et son économie, il va devoir combattre cette inflation en acceptant une augmentation des taux d'intérêts, ce qui va précipiter leur dette publique et privée dans la zone d'insolvabilité et hâter le délestage des avoirs en dollars un peu partout et asphyxier la demande pour acheter la dette US. On en voit déjà les premières manifestations avec une tiédeur des acheteurs de cette dette conduisant à un rachat par leur Banque centrale. Au final, les USA commencent à imprimer du papier sans valeur intrinsèque pour acheter des biens et services payés avec ce papier qui pourrait n'avoir aucune valeur en cas de défaut de plus en plus prévisible. La méfiance envers le dollar ne peut qu'augmenter.

Les bombes à retardement économiques sont un peu partout. Par ex, la dette privée (hors actions) a explosé pour financer la bulle I.A qui ne pouvait tenir qu'avec une montagne de puces électroniques, une énergie bon marché, des taux d'intérêts faibles et un himalaya de ressources financières. Or tous les voyants sont passés au rouge.

L'hélium est un élément indispensable pour fabriquer les puces et une fraction importante est prisonnière pour une durée indéterminée dans le Golfe persique, la production ne pouvant reprendre demain vu les atteintes aux installations gazières (un sous produit). L'énergie bon marché ne sera bientôt plus qu'un souvenir, dans le Golfe (ou des projets visaient justement ce but) et ailleurs, les taux d'intérêts ne peuvent qu'augmenter sauf à casser totalement la crédibilité des monnaies et le montant même des emprunts un peu partout dépasse la capacité d'épargne planétaire qui est la garantie que cet argent crée ex nihilo à une chance quelconque d'être autre chose que du simple papier (ou un fantôme électronique). De nombreux bailleurs de fonds potentiels vont devoir se calmer soit parce que leur économie est à l'arrêt (pays du Golfe) ou l'inflation sur leurs importations vont réduire leur capacité à prêter rudement. On peut déjà oublier la Chine et le Japon.

Récemment les USA ont dû venir en catastrophe à l'aide du Japon qui est à la limite de voir son économie s'effondrer (leur dette est incomparable avec celle de la plupart des pays développés). Ils ne l'auraient pas fait, le seul recours du Japon était de se délester généreusement de ses avoirs en dollar, précipitant la chute de la monnaie un peu plus et majorant encore les taux d'intérêts sur la dette.

Cela pourrait en amuser quelques-uns (les USA n'ont pas d'amis, c'est bien connu, juste des adversaires et des vassaux) mais c'est l'économie mondiale qui est dans le collimateur de l'administration Trump, car si les USA s'effondrent en douceur ou brutalement, l'U.E sera la première à manger très froid et le reste du monde suivra.

Pour le moment l'U.E est vampirisée par les USA, ce qui les aide à se maintenir à flot. Les idiots du village planétaire vont continuer à acheter de la dette américaine, ont accepté la flambée des prix de l'énergie et, faute d'alternatives réalistes, vont se ravitailler aux USA (pas la Russie, pas le Golfe persique) et nul doute que Trump enverrait ses anciens alliés par le fond si les dirigeants européens anticipant la tempête économique qui vient ne s'en chargeaient pas eux-mêmes et n'étaient par arcboutés sur la flambée des dépenses militaires qui ne résoudront aucun problème (la menace russe est un fantasme pur) et draineront les fonds indispensables pour affronter les multiples tempêtes à venir.

Et comme d'habitude, quand l'Occident choisit de se trancher les veines, il en fait profiter la planète entière. On est généreux ou on ne l'est pas.

Il y aurait beaucoup à dire...

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