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Le Premier ministre réfléchit à prendre cette mesure purement symbolique, qui ne résoudrait rien à l’endettement de l’État mais enverrait un message d’exemplarité.

THOMAS SAMSON / AFP
Sébastien Lecornu le 4 septembre à Paris.
En pleine préparation du budget, le gouvernement étudie toutes les pistes d’économies. Des plus structurantes aux plus symboliques. La dernière à avoir été évoquée est la baisse des indemnités des ministres et de leurs conseillers, comme l’a révélé BFMTV ce mercredi. Des informations ensuite confirmées par plusieurs médias, dont l’AFP.
« C’est clairement à l’étude pour les ministres. Le Premier ministre en a déjà parlé à quelques ministres pour les sonder. En revanche, pour les parlementaires, ça ne dépend pas de l’exécutif », confie une source à Matignon ce mercredi, ajoutant : « Cela peut paraître symbolique, mais c’est assumé comme la volonté de montrer que chacun peut faire un effort ». « Cela participe à la philosophie de justice à laquelle les Français sont attachés », exprime un proche de Sébastien Lecornu à BFMTV.
On ne connaît pas le montant total de ces indemnités, ni le niveau envisagé de baisse, mais il paraît évident que cette mesure ne résorbera pas à elle seule le déficit de l’État. Un ministre de plein exercice perçoit actuellement une rémunération brute mensuelle de 10 700 euros.
L’idée n’est pas si neuve puisque dès son arrivée à Matignon il y a un an, Sébastien Lecornu avait réduit les avantages des anciens Premiers ministres, supprimant par exemple le chauffeur et la voiture de fonction dont ils disposaient jusque-là à vie. 24 chauffeurs et véhicules, et 24 officiers de sécurité, avaient ainsi été libérés. Pas de quoi toutefois résorber les plus de 3 000 milliards d’euros de dette, mais nécessaire, selon le gouvernement, pour envoyer un message d’exemplarité.
En 2012, François Hollande et Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre, avaient consenti à une baisse de 30 % de leur salaire, passant de plus de 14 200 € brut mensuels à 9 940 €.
Cette piste d’économies a tout de même été saluée par les premiers concernés, tels qu’Aurore Bergé. Ainsi, sur RMC, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes a assuré que « si un arbitrage est pris », elle s’y « conformera ». Sur TF1, celui de l’Éducation nationale Édouard Geffray a promis qu’il y « participerait volontiers » si « l’effort collectif passe par la participation des ministres ».
« Le premier des efforts sera fait par l’État », promet-elle. « Ce n’est pas ça qui va réduire le déficit, la dette, évidemment. Mais en termes d’exemplarité, je pense qu’il y a toujours des symboles et des messages qu’on peut envoyer », a quant à lui réagi le candidat Renaissance à l’élection présidentielle Gabriel Attal sur franceinfo. Gageons que, cette fois, Sébastien Lecornu ne s’agacera pas de ces fuites comme il l’a fait ces derniers jours en promettant même d’aller en justice.


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