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La société de capital-investissement qui est maintenant responsable de l'hypothèque de l'aérodrome de Stephenville a déposé une demande de mise sous séquestre pour ce dernier. La Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador décidera mardi si un administrateur externe est nécessaire pour protéger les actifs aéroportuaires.
BTG Capital a déclaré que des mesures doivent être mises en place dans l’immédiat en raison d’une mauvaise gestion persistante.
Dans un document, les avocats de la firme justifient leur demande par le manque chronique de capitaux qui menace la protection et la préservation continue des actifs de l'aérodrome.
En 2025, l’hypothèque de l’aérodrome a été transférée de Matthew Poppel à BTG Capital inc. La firme a la responsabilité de recueillir la somme que le propriétaire de l’aérodrome, Carl Dymond, doit à l’investisseur Matthew Poppel.
Le montant dû, en date du 12 janvier, s’élève à près de 2,5 millions de dollars.
Les documents juridiques indiquent que les avocats ont émis une demande de remboursement à cette date. Elle était accompagnée d’une proposition d'exécuter une garantie et d’un avis de vente.
La firme de l’Alberta cite plusieurs raisons expliquant cette demande, dont celles-ci :
- L’interruption d’électricité à l’aéroport l’année dernière
- Les sites inspectés ont suscité des inquiétudes quant à l’état et à l’entretien des infrastructures d’entreposage du carburant aérien
- Les risques associés à l’absence de matériel de sécurité opérationnel et de personnel sur les lieux
- L’absence de confirmation de la couverture d’assurance de l’aéroport
- Son statut actuel rétrogradé d’aérodrome enregistré
Une odyssée financière
Carl Dymond a annoncé son plan d’acquisition de l’aéroport en 2021. Il s’était engagé à injecter des millions de dollars pour le projet, ainsi qu'à créer des milliers d’emplois et rétablir le service aérien régulier.
Bien que l’accord a été conclu en 2023, aucun de ses engagements ne s’est réalisé à ce jour. L’aéroport fait face à de nombreuses poursuites judiciaires, problèmes opérationnels et dettes.

Carl Dymond, PDG du groupe Dymond, lors d'un point de presse le 9 septembre 2021.
Photo : Troy Turner/CBC
Une poursuite de 2,4 millions de dollars concernant des allégations de factures impayées pour l’éclairage de la piste est en cours. Le procès d’une journée doit se tenir en mars.
L’ancien maire de Stephenville a déclaré en février 2025 que l’aéroport devrait 500 000 $ en impôts fonciers impayés.
L’Agence du revenu du Canada a pour sa part déclaré à l’automne dans des documents déposés à la Cour fédérale que la compagnie à numéro de Carl Dymond devait 820 000 dollars en impôts impayés.
BTG Capital n’avait pas encore répondu à la demande d’entrevue de CBC au moment de publication de cet article. Carl Dymond a décliné la demande, sous les conseils de son avocat. Il dit qu’il commentera une fois que la comparution sera fixée et qu’il aura déposé sa réponse à la requête.
D’après le reportage de Rob Antle et Troy Turner, CBC


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