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Pour Bruno Monroe, certaines vérités dérangent. « Plus on cherche, plus on découvre que ceux qu’on faisait passer pour des fous ne le sont peut-être pas tant que ça. »
Les coulisses ont des odeurs de soufre
L’extrait posté sur X par l’émission a fait son office : provoquer, interroger, diviser. Bruno Monroe y affirme avoir été approché par « ce qu’il y a de plus haut en France » pour conclure un arrangement contre une ascension professionnelle accélérée. Refusant par principe, il assure préférer « mourir dans l’oubli » plutôt que de composer avec certaines pratiques. Qu’elles impliquent rituels, sang ou enfants importe moins que ce qu’elles révèlent d’un univers où le talent ne suffit jamais et où les intermédiaires proposent toujours davantage. L’artiste raconte moins un pacte qu’il n’éclaire les tentations qui jalonnent tout parcours médiatique.
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Pour Bruno Monroe, certaines vérités dérangent. « Plus on cherche, plus on découvre que ceux qu’on faisait passer pour des fous ne le sont peut-être pas tant que ça. »
« Pourquoi tu… pic.twitter.com/cKfLvcejoW
— LES INCORRECTIBLES (@Incorrectibles) February 22, 2026
La mécanique des carrières sous conditions
Derrière les formules chocs, c’est toute l’économie de la célébrité qui se donne à voir. Bruno Monroe évoque les manipulations de streams, les récompenses orientées, les promotions qui doivent plus aux équilibres identitaires qu’aux qualités artistiques. Il cite Aya Nakamura comme exemple de ces mécaniques. Peu importe qu’on adhère ou non à son analyse : elle a le mérite de poser une question que l’industrie préfère ignorer. Dans un système où les plateformes dictent les tendances et où les labels jouent leur survie, la « liberté artistique » ressemble parfois à ces clauses qu’on brandit sans jamais les appliquer.
L’équilibriste et ses équilibres
Né d’un père juif et d’une mère catholique, élevé dans un quartier où se mêlaient les communautés, Bruno Monroe aurait pu incarner cette coexistence qu’on brandit comme un étendard mais qu’on laisse mourir dans l’indifférence. Il a choisi autre chose : le soutien inconditionnel à Israël. Pendant que des frappes anéantissent des familles entières à Gaza, que des enfants meurent sous les décombres, que des hôpitaux privés de courant laissent leurs nouveau-nés étouffer dans l’ombre, l’artiste défend « les racines judéo-chrétiennes » et aligne ses convictions patriotiques sur la politique d’apartheid. Son engagement lui a coûté des abonnés et des contrats. Il mesure le prix de sa parole, dit-on.
Pendant ce temps, à des milliers de kilomètres, d’autres mesurent le poids des silences et des complicités. Le show-business n’aime pas ceux qui dévissent du discours convenu, c’est vrai. Mais il a toujours une place pour ceux qui regardent ailleurs quand l’indicible se déroule sous leurs yeux. Qu’il perde des followers ou qu’on annule ses galas, voilà le martyr qu’on nous présente. Pendant qu’à Gaza, on compte les morts par familles entières, par immeubles effondrés, par écoles bombardées.


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