NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Une tontine, un sac de pièces de 500 F et une rixe qui finit à la gendarmerie. Lundi dernier à Mambanda, dans l’arrondissement de Douala IV, Damaris, 35 ans, a refusé de recevoir sa cotisation, composée de jetons de 500 F. Son motif : la plupart ne passeraient plus. L’argent n’aime peut-être pas le bruit, mais là, personne n’a demandé son avis.
Un sac plastique jeté au sol
L’association est née en 2018, sous un prisme de solidarité dans le gagne-petit. Tous les quatre jours, un membre reçoit le fruit de la cotisation générale. De 2018 à 2020, chacun mettait 100 F par jour dans la cagnotte. De 2020 à 2021, la somme est passée à 250 F. Depuis juin 2022, la cotisation journalière est de 500 F.
Avec 55 membres aujourd’hui, c’est 108 000 F que chaque bénéficiaire reçoit. En pièces de 500 F, exclusivement.
Lundi, c’était le tour de Damaris. La session se tient normalement jusqu’au moment de la remise. La trésorière, qui garde l’une des clés du coffre, donne la cagnotte. Damaris lève le doigt : de toutes les pièces cotisées, en dehors d’une quinzaine, toutes les autres ne passent plus, d’après elle. Elle invite le président à s’arranger pour qu’elle ait de nouvelles pièces.
Le président, Célestin Manuel E., répond qu’il s’est bien renseigné. Selon lui, ces jetons passent et les usagers ont de la marge jusqu’en 2027. Damaris campe sur sa position, soutenue par son amie Agnès, venue l’accompagner. Le ton monte. Quelqu’un rappelle à Agnès qu’elle n’est même pas membre de l’association, ce qui ne la fait pas taire.
Le président prend ses responsabilités. Il saisit le sac plastique, le remet à Damaris : « Tu vas prendre ton argent ! ». La jeune dame jette les jetons au sol, ça part dans tous les sens.
Agnès estime alors que la vice-présidente a insulté Damaris, et l’empoigne. L’affaire tourne à la rixe.
Alertée, la gendarmerie arrive sur les lieux. Elle embarque le président, la vice-présidente, Damaris et Agnès. La nuit tombée, il a été demandé à la trésorière de sécuriser l’argent. À l’heure où CT a bouclé, la suite était prévue pour le lendemain, les concernés toujours au poste.
Quand la Beac sème le doute
Ce qui a mis le feu, c’est l’annonce du retrait prochain de certaines pièces de 500 F par la Beac. Aucun texte n’a été lu à la tontine ce lundi, mais la rumeur a suffi.
Franchement, c’est le genre d’histoire qu’on entend dans tous les quartiers. Les tontines, c’est de l’argent en liquide, des petites pièces qui circulent chaque jour. Une rumeur sur la monnaie, et la confiance s’effrite.
On ne sait pas encore combien de pièces sont réellement concernées dans ce coffre, ni si Damaris a raison sur la quinzaine de bonnes pièces. Les deux camps campent sur leurs positions.
Mais le signal est clair : quand la Beac annonce un retrait, mieux vaut expliquer aux petits commerçants et aux associations ce qui change et jusqu’à quand. Sinon, ce sont les cotisantes qui paient la facture.
![]()
Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


5 hour_ago
34

![Octobre rose: s'informer et se sensibiliser au cancer du sein à la Grande Mosquée de Paris [2/2]](https://s.rfi.fr/media/display/b78c4348-cd65-11f1-901b-4da0d2c6855d/w:1280/p:16x9/affiche-octobre-rose-grande-mosqu%C3%A9.jpg)

























.jpg)






French (CA)