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Par Le Figaro avec AFP
Le 24 juin 2026 à 05h02
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La Bolivie souffre ces dernières semaines de pénuries de nourriture, de carburants et de médicaments en raison de barrages routiers organisés contre le président de centre droit Rodrigo Paz.
Passer la publicité Passer la publicitéL'ancien président Evo Morales a déclaré mardi que le gouvernement bolivien poussait le pays vers «une guerre civile» avec sa «politique néolibérale», lors d'un entretien accordé à l’AFP depuis son refuge dans la région du Chapare, où il est visé par un mandat d'arrêt.
La Bolivie a souffert ces sept dernières semaines de pénuries d’aliments, de carburants et de médicaments en raison de barrages routiers organisés contre le président de centre droit Rodrigo Paz. Des syndicats, des organisations indigènes et des paysans réclamaient sa démission sur fond de pire crise économique depuis quatre décennies.
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Après avoir mis fin en novembre à vingt années de gouvernements socialistes, M. Paz tient l’ancien président (2006-2019) pour responsable de la contestation. Il a décrété samedi l’état d’exception afin de permettre le recours à l’armée pour des missions de sécurité intérieure, une mesure qui a mis fin aux blocages.
«Je ne me rendrai pas», a déclaré Evo Morales, quelques jours après que le gouvernement a menacé d’intervenir dans son bastion politique situé dans le département de Cochabamba, dans le centre du pays, pour l’arrêter. L’ancien chef de l’État fait l’objet d’un mandat d’arrêt dans le cadre d’une affaire présumée de traite de mineure, qu’il dénonce comme une «persécution» politique.


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