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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 23/09/2026 à 16h58, mis à jour le 23/09/2026 à 17h58
L’hypothèse d’un infanticide suivi d’une tentative de suicide du père est actuellement privilégiée par le parquet après la découverte lundi du corps d’une fillette de cinq ans à Blois. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’enfant aurait été victime d’une intoxication médicamenteuse.
La fillette de cinq ans retrouvée morte lundi 21 septembre en fin de journée au domicile de son père à Blois a vraisemblablement été victime «d’une intoxication médicamenteuse», a indiqué mercredi le parquet dans un communiqué. «L’hypothèse la plus vraisemblable demeure celle d’un infanticide suivi d’une tentative de suicide» du père, retrouvé dans un état critique, a souligné le procureur de la République de Blois Stéphane Javet, qui prévoit un «placement en garde à vue du père dès que cela (sera) envisageable».
Le père, âgé de 42 ans, a tenté de se suicider «en s’infligeant plusieurs coups de couteau». Son corps présentait «de nombreuses entailles», y compris sur la gorge. La fillette de cinq ans ne présentait en revanche «pas de lésions traumatiques sur le corps», selon Stéphane Javet. Prévenue par l’école de l’absence de sa fille, la mère avait appelé les forces de l’ordre qui se sont rendues au domicile du père lundi en fin de journée. Les enquêteurs avaient repéré sa présence en localisant sa ligne téléphonique. Il était censé déposer l’enfant en classe lundi matin après avoir passé le week-end avec elle, a expliqué à l’AFP le procureur de Blois.
Un «conflit familial aigu»
Les parents, séparés depuis 2024, entretenaient des rapports difficiles. En raison de ce «conflit familial aigu», une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) avait été décidée par un juge des enfants. Une telle mesure est ordonnée lorsque la santé, la sécurité ou l’éducation d’un mineur sont mises en danger. Elle permet d’accompagner la famille sans retirer l’enfant de son domicile.
Le suivi de la procédure «n’a donné lieu à aucun incident particulier ou signalement inquiétant au juge des enfants, notamment sur des suspicions de violences à l’égard de la jeune fille», a précisé mercredi le procureur, ajoutant qu’aucune plainte n’avait été déposée par un parent à l’encontre de l’autre. Le père avait cependant été condamné en 2025 à six mois d’emprisonnement avec sursis pour des appels téléphoniques malveillants à l’encontre de son ex-conjointe, mère de l’enfant décédée.


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