J’admire Monsieur Parmelin. Je le regretterai. Il dit des choses justes. Il vient de déclarer qu’il n’a plus le feu sacré. Donc, il s’en va. On le comprend. Il devait vraiment n’en plus pouvoir pour annoncer sa démission quelques jours après celle de Madame Budliger Artieda, sa brillante secrétaire d’Etat à l’Economie. Il y a quelques mois, il prononçait ces paroles bibliques: «Le monde a changé.» Pourtant, notre pays fonctionne toujours selon un modèle immuable: sept conseillers fédéraux seulement, lorsque ailleurs les ministres se comptent par dizaines. Sans oublier que souvent les nôtres restent en poste des dix ans et plus, onze pour M. Parmelin. Le chiffre 7 fascine, c’est vrai. Les sept péchés capitaux, les sept merveilles du monde, les sept boules de cristal… En attendant, le travail les use à la corde, de quoi blanchir sous le harnais. Pas la situation idéale lorsque arrive une crise.
A cette aberration s’en ajoute une autre. Tous nos parlementaires: conseillers municipaux, députés, conseillers nationaux, et conseillers aux Etats sont élus par le peuple. De même pour les exécutifs: maires et conseillers d’Etat. Mais au sommet de la structure, on laisse cette tâche aux appareils de parti. Petits conciliabules dans les salons de l’Hôtel Bellevue… On cache, on joue au poker menteur, on négocie. Les big chiefs se font plaisir. La nuit des longs couteaux, disent certains. Disons: des petits canifs. Le choix des conseillers fédéraux doit revenir au Souverain, quoi qu’il ait voté en 2013!


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