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Bientôt le test ultime du compost à Sept-Îles?

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Les jardiniers de Sept-Îles devront attendre au printemps prochain avant de pouvoir, si tout va bien, engraisser leur terre du compost municipal. La surabondance de pluie, cet été, a retardé une analyse importante qui déterminera si l’engrais peut être vendu aux citoyens.

Je regarde dehors et je prie le ciel que ça reste de même, lance Mélissa Bernier, ingénieure en environnement à la Ville de Sept-Îles. Il fait beau ces jours-ci, et il faut que ça reste ainsi pour envisager un troisième et dernier tamisage du compost, qui est encore trop humide pour l’exercice.

Il s’agit là de l’ultime étape avant de pouvoir enfin connaître la qualité du terreau. Depuis la collecte, qui a commencé à l’automne 2024, les équipes de la Ville travaillent à soustraire les contaminants du compost, d’abord à la main, puis grâce à des tamis de plus en plus fins.

L’objectif, selon Mme Bernier, c’est de ne pas fausser les résultats de l’analyse en raison de présence de plastique, par exemple. À première vue, la matière a l’air belle, elle sent bon, se réjouit-elle quand même, optimiste.

Mais sa crainte reste bien vivante que des bouts de sacs biodégradables, qui ne sont pas pour autant compostables dans des installations municipales, soient trouvés en trop grande quantité.

Ce qui est problématique et qui revient souvent, ce sont les sacs en plastique qui sont dits compostables. Il faut vraiment que les gens arrêtent de les utiliser.

Mélissa Bernier en entrevue à Radio-Canada à l'extérieur.

Mélissa Bernier, ingénieure de projets en environnement à la Ville de Sept-Îles, se réjouit de la participation des citoyens au compost. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Une fois tamisé une dernière fois, le compost de la Ville sera envoyé à une firme spécialisée qui déterminera s’il est utilisable dans la population en général.

Si trop de contaminants sont trouvés, que ce soit des fragments de sacs ou des métaux lourds, la Municipalité pourra quand même utiliser la matière pour ses propres installations, comme dans des platebandes.

Une ville qui composte

Mélissa Bernier est heureuse des chiffres qu’elle a sous la main. Ceux-ci témoignent d’une adoption de plus en plus large du compost par les citoyens de la ville.

En 2025, la participation s’élevait à 44 % de la population. Ça a permis à la Ville de récolter plus de 2000 tonnes de matières à Port-Cartier, au Lac-Daigle, à Sept-Îles et dans les communautés innues de Uashat mak Mani-utenam.

Les Villes de Sept-Îles et de Port-Cartier ainsi que la MRC de Sept-Rivières et la communauté de Uashat mak Mani-utenam intégreront progressivement la collecte des matières résiduelles organiques sur leur territoire dès l’automne prochain.

Le compostage est de plus en plus adopté par les commerces de la région, selon Mélissa Bernier. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

C’est sans compter que, d’après l’ingénieure en environnement, de plus en plus de commerces ont adopté le compost.

Autre signe encourageant à ses yeux : seuls 6 % des ramassages ont dû être enfouies en raison d’une contamination trop importante. Il reste du travail de sensibilisation à faire, remarque Mélissa Bernier, qui vise 5 % et moins.

Pour une ville qui ne composte pas depuis si longtemps, ça reste un bon score, selon elle.

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