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DÉCRYPTAGE – Découvrez ce qui a plu... et déplu à la rédaction du Figaro lors de la victoire inespérée de la Belgique face au Sénégal (3-2 a.p), mercredi, en 16e de finale de la Coupe du monde 2026.
TOPS
Tielemans d’enfer
Le héros de la Belgique... et le bourreau du Sénégal. Mercredi, en 16e de finale face aux Lions de la Teranga, Youri Tielemans a totalement renversé le destin de la rencontre (3-2, a.p). Trois minutes seulement après la réduction du score de Romelu Lukaku (86e), le milieu de terrain d’Aston Villa a profité de l’incroyable sortie manquée de Mory Diaw pour remettre les Diables rouges à hauteur, à quelques secondes du terme du temps réglementaire (89e). Mais le Belge ne s’est pas arrêté là. Alors que la séance de tirs au but semblait inévitable, il a fait parler toute son expérience et sa malice pour obtenir un penalty dans les ultimes instants de la prolongation. Quelques instants plus tard, sans trembler malgré de longues minutes d’interruption, le capitaine belge s’est chargé lui-même de transformer la sentence d’une frappe imparable dans la lucarne. Une exécution pleine de sang-froid qui a offert à la Belgique une qualification aussi improbable qu’inespérée (120e). L’homme de la qualification belge pour les huitièmes.
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Lukaku a tout relancé
86e minute de jeu. Alors que la Belgique était toujours menée de deux buts et au bord du gouffre, Romelu Lukaku – entré en jeu à la reprise – est venu raviver les derniers espoirs de son équipe, à la réception d’un bon centre dans la surface sénégalaise. Une réduction du score qui a tout bonnement déchaîné et relancé les Diables Rouges dans cette partie, qui était, jusque-là, plus que mal embarquée. Le 92e but de l’avant-centre de 33 ans sous le maillot belge, son deuxième dans ce Mondial. Et sûrement le plus important. Après une saison délicate à Naples, l’ancien buteur de Chelsea ou encore de l’Inter Milan en a visiblement encore (un peu) sous les crampons.
Trossard endiablé
Quel abattage du numéro 10 des Diables Rouges. Même s’il n’a pas marqué dans ce match, l’attaquant d’Arsenal n’a cessé de provoquer et d’apporter du danger sur le but sénégalais. Le Belge, meilleur joueur de son équipe depuis le début du Mondial, cumule 61 ballons touchés, quasiment 80 % de passes réussies et trois occasions créées (deux tirs, un cadré) dans cette rencontre. Les défenseurs Sénégalais en ont eu le tournis. Infernal.
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Ismaïla Sarr, un but magistral
L’attaquant sénégalais a signé l’action du match. Peu après la reprise (51e), le joueur de Crystal Palace, sur une sublime ouverture de Moussa Niakhaté, a parfaitement contrôlé de la poitrine entre Arthur Theate et Brandon Mechele avant de dégainer une terrible reprise du droit, d’une puissance rare, qui est venue transpercer Thibaut Courtois. Un but somptueux. Un des plus beaux depuis le début de la compétition.
FLOPS
des Diables Rouges longtemps à l’agonie
Il aura fallu attendre la 86e minute pour voir les Belges sortir enfin de leur torpeur. Jusque-là, les hommes de Rudi Garcia étaient impuissants, apathiques, parfois même ridicules face à l’intensité et à la rigueur sénégalaises. Deux visages dans un même match : celui d’une équipe incapable de se créer la moindre occasion pendant plus de 80 minutes, puis celui d’un groupe soudainement transcendé, porté davantage par l’urgence que par ses qualités. Mais ce scénario ne doit tromper personne. Peu convaincants depuis le début de la compétition, les Diables Rouges restent sur une phase de groupes bien terne, conclue par une seule victoire et deux matches nuls. Cette fois, leur incroyable réveil leur a permis de s’en sortir. La prochaine fois, rien ne garantit un tel miracle. Surtout quand le niveau grimpera encore d’un cran... À ce niveau-là, une telle apathie sera fatale à la Belgique.
De Bruyne alarmant
La charrette. Mercredi, le maître à jouer belge a livré une prestation absolument piteuse. Totalement transparent et dépassé dans l’entrejeu – seulement 35 ballons touchés et 75 % de passes réussies – le milieu de terrain des Diables Rouges, incapable de suivre le rythme et de répondre à l’intensité adverse, faisait peine à voir. Remplacé peu avant l’heure de jeu par son sélectionneur Rudi Garcia, l’ancien joueur de Manchester City, après une saison laborieuse à Naples tronquée par les blessures, paraît n’être plus que l’ombre de lui-même. À la ramasse complet, même. Déjà peu brillant lors de la phase de groupes avec seulement un but marqué au compteur, «KDB» semble accusé le coup. Tout simplement méconnaissable. Là, c’en était presque gênant à regarder.
Diaw et Camara coulent les Lions de la Teranga
Ils n’avaient vraiment pas besoin de ça. Alors que leurs coéquipiers livraient une prestation solide jusque-là – malgré leur incapacité à tuer le match en inscrivant ce troisième but –, Mory Diaw et Lamine Camara ont fait basculer le destin des Lions de la Teranga. Deux erreurs individuelles, au pire des moments, qui ont précipité le naufrage sénégalais. Le premier nommé, remplaçant d’Édouard Mendy, blessé, n’avait pourtant presque rien eu à faire. Mais il a tout de même trouvé le moyen de commettre l’irréparable. Sur une sortie complètement manquée dans les dernières minutes du temps réglementaire, le gardien du Havre a littéralement offert l’égalisation à Youri Tielemans. Une faute de main et de jugement aussi évitable que lourde de conséquences.
Son partenaire Lamine Camara s’est ensuite chargé d’achever le travail. Entré en jeu à l’heure de jeu à la place de Pape Gueye, le milieu de terrain de l’AS Monaco n’a eu besoin que de quelques secondes pour récolter un premier carton jaune après une intervention déjà (très) limite. Le pire était pourtant à venir. Dans les derniers instants de la prolongation, le Sénégalais de 22 ans s’est encore distingué par une intervention mal maîtrisée, offrant un penalty aussi évitable qu’inespéré aux Belges, à quelques secondes de la séance de tirs au but. Au coup de sifflet final, Camara était inconsolable. Et pour cause : il savait qu’il venait de coûter très cher aux siens. Cette soirée devra lui servir de leçon. Son agressivité fait partie de ses qualités, mais à ce niveau, le moindre excès se paie comptant. Les Lions de la Teranga sont ainsi passés du rêve au cauchemar en l’espace de quelques minutes.
L’attitude (encore) déplorable des Sénégalais
Des airs d’une certaine finale... de Coupe d’Afrique des nations. Lorsque M. Martinez, après intervention de la VAR, a désigné le point de penalty dans les ultimes instants de la prolongation, les Sénégalais ont immédiatement perdu leurs nerfs. Furieux, ils se sont rués sur l’arbitre pour contester sa décision, avant de provoquer une échauffourée avec les Diables Rouges et de retarder, coûte que coûte, l’exécution du penalty de Youri Tielemans. Simulations de coups, blessures soudaines, joueurs écroulés sur la pelouse : tout y est passé pour gagner de précieuses minutes et intimider le joueur belge. Une scène aussi risible que grotesque. À tel point qu’on en venait presque à se demander si le penalty finirait par être frappé... ou si les Lions de la Teranga allaient, dans un nouvel accès de colère, regagner les vestiaires comme lors de la finale de la CAN face au Maroc, dans un chaos resté dans toutes les mémoires. Cette fois, Pape Thiaw et ses hommes ne sont toutefois pas allés jusque-là. La leçon a peut-être fini par être retenue... ou alors le karma, parfois, sait parfaitement choisir son moment.


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