NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Vues : 0

Brigitte Bardot, initiales B.B., comme chantait Serge Gainsbourg, amoureux transi – parmi tant d’autres – de la belle et peut-être plus universelle française de l’ère contemporaine.
Cependant, dans cet article, je vais tâcher des restituer le talent réel d’une femme trop souvent cantonnée à une apparence – certes extraordinairement et incomparablement troublante –, voire une militante de la cause animale, ce qui était tout à son honneur, car le sadisme à l’égard des animaux, par exemple dans une arène à contempler une pauvre bête torturée, n’a rien de glorieux.
Commençons par son aventure musicale – et amoureuse – avec Serge Gainsbourg, dont il ressort des morceaux d’anthologie, envoûtés que nous sommes encore par la voix de B.B. : « Initials B.B. », « Harley Davidson », « Je t’aime… moi non plus » – reprise plus tard par Jane Birkin –, la très pop et colorée « Comic Strip » et surtout, selon moi, la plus aboutie dans cette collaboration entre Brigitte et Serge : « Bonnie and Clyde ».
https://www.youtube.com/watch?v=Wa7wjr1NwhA&list=RDWa7wjr1NwhA&start_radio=1

À propos de Gainsbourg, voici ce que B.B. disait : « Serge passait des nuits à composer des merveilles sur mon vieux piano Pleyel.
Un matin il me joua mon cadeau d’amour : “Je t’aime… moi non plusˮ. »
De sa voix veloutée, presque enfantine, B.B. pouvait aussi nous emporter dans des balades délicieusement mélancoliques dont la plus fameuse : « La Madrague », écrite par Jean-Max Rivière et composée par Gérard Bourgeois. À la mort de ce dernier, B.B. écrira sur Twitter : « La Madrague et moi, abandonnées, pleurons notre ami Gérard Bourgeois, et c’est triste quand on pense à la saison du soleil et des chansons. »
https://www.youtube.com/watch?v=aN0kPQ085z0
D’autres chansons, plus confidentielles, jalonnent la carrière musicale de B.B., comme « Je voudrais perdre la mémoire » où elle espérait jouer sa chance une seconde fois :
https://www.youtube.com/watch?v=rpXN159O7Fg
N’oublions pas non plus son duo avec Sacha Distel – une autre aventure de sa vie –, avec une chanson de Steve Wonder réinterprétée :
https://www.youtube.com/watch?v=lLhRl5HSZJc&list=PLe3yRALDit8gv6zzhoF79poO7YUYcJRFP&index=28
Distel avait déjà composé pour elle la facétieuse « Sidonie », interprétée dans le film Vie Privée de Louis Malle :
https://www.youtube.com/watch?v=K-9RTj6Ldac

Maintenant, parlons de l’actrice, méconnue, sauf peut-être Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim, film devenu mythique grâce à la scène où Bardot se livre à une danse effrénée dans un déchaînement érotique. Une Bardot qui s’y connaissait en matière de danse depuis son plus jeune âge, d’où sans doute son aisance à mouvoir aussi bien son corps. Toutefois, ce film, qui la propulsa au range d’icône féminine irrésistible, n’est pas sa meilleure prestation.
https://www.youtube.com/watch?v=1XfL3x3wuE4
En effet Bardot actrice montrera bien mieux l’étendue de son jeu ailleurs. Et ailleurs c’est là :
En cas de Malheur, de Claude Autant-Lara, face à Jean Gabin, que B.B. embrassera et qui sera le dernier baiser de cinéma du « Vieux ».

La Vérité, du tyrannique Henri-Georges Clouzot, où B.B. rencontrera Sami Frey, autre amour. Ce film est une tragédie cousue sur mesure pour elle.

Le Mépris, de Jean-Luc Godard qui parvint à réaliser un film non seulement pas pénible mais encore parfaitement maîtrisé, ce qui est un exploit pour ce vaniteux personnage qui n’eut, à bien y réfléchir, jamais le talent de son compère de la Nouvelle Vague, François Truffaut. Évidemment, Godard, comme les autres, fut envoûté par le corps de B.B., offrant une scène immortelle du cinéma, où nous aussi, comme Michel Piccoli, nous aimons tous B.B. « totalement, tendrement, tragiquement », ce qui résume un peu la vie de cette femme adulée de manière irrationnelle :
https://www.youtube.com/watch?v=g9lEMMDTVgQ

Boulevard du Rhum, de Robert Enrico, où B.B. rencontre Lino Ventura.

Les Pétroleuses, de Christian-Jaque, où B.B. rencontre une autre beauté, brune celle-là, et qui nous a quittés voici quelques mois : Claudia Cardinale.

Il en manque, des films : Viva Maria !, de Louis Malle, Une Ravissante idiote, d’Édouard Molinaro, etc. Parce que B.B. a beaucoup tourné et pas toujours de grandes choses, mais, tel Louis de Funès dans un autre registre, sa présence suffisait souvent à sauver un film tant la caméra se laissait hypnotiser par elle.
Et, avant son ascension fulgurante, ne soyez pas étonnés d’apercevoir B.B. dans Les Grandes Manœuvres, de René Clair, où elle croise des monstres sacrés nommés Gérard Philippe et Michèle Morgan, Le Trou normand, de Jean Boyer, aux côtés de Bourvil, ou chez Sacha Guitry, dans cette fresque magnifique qu’est Si Versailles m’était conté… où Bourvil (encore lui !) fait le guide.

Quant aux snobinards qui se pinceraient le nez à l’évocation de son jeu d’actrice – les mêmes qui prononcent « Chtendhal » mais sont incapables de raconter l’intrigue de Lucien Leuwen du même « Chtendhal », ou Stendhal pour les plus normaux ! –, rappelons-leur que B.B. a tout de même été dirigée au théâtre par le plus grand dramaturge français du XXe siècle : Jean Anouilh, excusez du peu !
Enfin, B.B. aura su résister au poids écrasant de son propre symbole, contrairement à Marilyn Monroe, elle aussi réduite à une plastique et qui, telle B.B., avait un remarquable talent. D’ailleurs, si B.B. n’avait été qu’un simple corps, jamais Kees van Dongen ou Milo Manara ne l’auraient croquée sur toile et sur papier. Oui, icône au même titre que les Beatles ou Picasso – dont elle n’osa jamais lui demander de la portraiturer –, mais un peu plus que ça, notre Brigitte Bardot nationale.

« Les années qui passent sur nos visages, elles passent. Ce qui importe, c’est la jeunesse de l’âme », disait B.B. Alors, adieu princesse et puisse ton âme trouver la paix éternelle, car elle a bien mérité de la France…
Charles Demassieux





























.jpg)






French (CA)