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Le compte à rebours est lancé pour les candidats admis à l’examen d’aptitude au stage d’avocat, session 2026. Le Bâtonnier Me Mbah Eric Mbah a signé un communiqué fixant au 30 septembre 2026, délai de rigueur, le dépôt des dossiers de prestation de serment. Les cérémonies débuteront dès octobre sur l’ensemble du territoire national.
Un dossier en trois exemplaires, aucune pièce en trop
Le document, daté du 4 septembre 2026 à Yaoundé, est précis jusque dans les détails. Les candidats doivent déposer leurs dossiers auprès du Représentant du Bâtonnier ou du Délégué Spécial du lieu de résidence professionnelle de leurs parrains. Trois exemplaires exactement, un original et deux copies.
Parmi les pièces exigées, une requête timbrée adressée au Président du Tribunal de Grande Instance compétent, l’extrait de l’arrêté n°211/DPJ/SG/MJ du 2 juillet 2026 portant publication de la liste des admis, ainsi que le contrat de collaboration signé avec le parrain de stage. Il faut aussi présenter le reçu de paiement de deux annuités de cotisations, soit 84 000 FCFA, versés dans l’un des cinq comptes bancaires indiqués par l’Ordre, entre NFC Bank, Banque Atlantique, Afriland First Bank, Ecobank ou la BICEC.
Le chiffre fait mal pour certains jeunes diplômés déjà endettés par leurs années d’études. En plus des 84 000 FCFA de cotisations, s’ajoutent les frais de carte professionnelle et un versement de 50 000 FCFA au fonds de solidarité du Barreau, exclusivement à l’UBA. Sans oublier l’attestation de non redevance, le casier judiciaire de moins de trois mois, la photo 4×4 et le plan de localisation du cabinet du parrain, dûment signé et cacheté.
Une rigueur qui traduit le sérieux de la profession
On comprend l’exigence. La profession d’avocat engage une responsabilité qui ne tolère pas l’à-peu-près, et le Conseil de l’Ordre semble vouloir filtrer dès l’entrée les futurs collaborateurs des cabinets camerounais. Mais entre les délais serrés et le nombre de pièces à réunir, certains candidats risquent de courir contre la montre d’ici la fin du mois.
Ça pose question sur la capacité de tous les impétrants, notamment ceux installés loin de Yaoundé, à rassembler ces documents dans les temps. Un extrait de casier judiciaire, une attestation universitaire certifiée conforme, un certificat de nationalité : chaque pièce suppose des démarches administratives qui prennent du temps au Cameroun, tout le monde le sait.
Les prestations de serment auront lieu selon un calendrier qui sera communiqué en temps utile, précise le communiqué signé par Me Mbah Eric Mbah. Rien ne confirme à ce stade la date exacte pour chaque juridiction.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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