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Si la part de Français à découvert est en baisse (41% contre 45% en 2024), son montant moyen est en légère hausse, à 229 euros, soit 6 euros de plus qu’en 2024, selon une étude du comparateur Panorabanques.
Malgré un léger mieux, le découvert bancaire concerne encore une large partie de la population. Selon une étude réalisée par le comparateur Panorabanques et publiée ce mardi, 41% des Français sont à découvert au moins une fois par an, contre 45% en 2024. Parmi eux, 16% disent même être à découvert une fois par mois. En revanche, le montant moyen du découvert est en légère hausse, à 229 euros, soit 6 euros de plus qu’en 2024. Près de quatre Français sur dix (38%) indiquent même être à découvert de plus de 200 euros en moyenne.
Bien que la hausse des prix à la consommation ait fortement ralenti depuis la crise inflationniste de 2022-2023 (+1% sur un an en février, selon l’Insee), la première raison invoquée par les Français à découvert est leur incapacité à «compenser la hausse des prix» (32%), à égalité avec le fait de faire face à «une dépense importante non prévue». Ensuite, 27% des répondants disent être à découvert «à cause d’une situation difficile», et 22% tout simplement car ils n’ont «pas fait attention».
Pourtant, être à découvert peut coûter cher. Ce dont beaucoup de Français ne semblent pas être conscients, puisque 36% des personnes interrogées par Panorabanques et ayant une autorisation de découvert déclarent ne pas connaître le coût annuel de celui-ci. Le comparateur de banques a fait les calculs : même en cas de découvert autorisé, 40% des banques facturent des frais de dossier et/ou des frais de gestion, qui s’élèvent à 16,80 euros par an en moyenne. À cela s’ajoutent des agios en cas d’utilisation du découvert, dont le taux varie entre 7 et 20%.
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Un durcissement des règles encadrant les découverts bancaires à venir
Mais c’est le coût du découvert non autorisé «qui vient alourdir la facture», pointe Panorabanques, qui observe que le dépassement de découvert s’élève en moyenne à 303 euros, contre 296 euros l’an dernier, soit une hausse de 2,5%. Dans ce cas-là, différents frais supplémentaires s’ajoutent : agios majorés, «avec des taux compris entre 16% et le taux d’usure» (environ 23%), commissions d’intervention, «plafonnées à 8 euros par commission et 80 euros par mois», et lettres d’information pour compte débiteur non autorisé, «facturées en moyenne 10 euros».
«Pour éviter d’être dans le rouge et limiter les coûts liés à votre découvert, il est essentiel de surveiller ses comptes et d’anticiper ses dépenses, notamment grâce à des outils de gestion budgétaire, recommande Anna Meylacq, porte-parole de Panorabanques, citée dans l’étude. La majorité des banques proposent aujourd’hui des alertes SMS ou notifications en cas de solde bas, ainsi que des applications ou agrégateurs permettant de suivre ses dépenses en temps réel.»
En matière de frais, les nouvelles règles relatives au découvert bancaire, qui entreront en vigueur le 20 novembre prochain et ont fait polémique, devraient être bénéfiques pour les clients. Le coût du découvert sera «plafonné par le taux d’usure, ce qui devrait limiter certains frais excessifs, notamment les minimums forfaitaires , particulièrement pénalisants pour les petits découverts», explique Panorabanques. Toutefois, cette nouvelle réglementation issue d’une directive européenne, en faisant entrer tous les découverts, même minimes, dans le régime du crédit à la consommation, pourrait aussi rendre leur accès «plus difficile», pointe Anna Meylacq. «Certains clients pourraient ainsi obtenir des autorisations de découvert plus faibles, ou même se les faire refuser. Le risque est alors de voir augmenter les situations de découvert non autorisé et les incidents de paiement.»


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