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Ni le Hamas, ni Israël n’ont pour l’heure officiellement confirmé un tel accord. Le président américain affirme que les forces israéliennes se retireront du territoire palestinien « à mesure que le désarmement s’achève ».
Des membres du Hamas et du Jihad islamique palestinien et des employés de la Croix-Rouge, avant la libération d’otages israéliens et thaïlandais, à Khan Younès (Gaza), le 30 janvier 2025. Donald Trump a annoncé, jeudi 30 juillet, qu’un accord avait été conclu sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, un des points clés de la deuxième phase du plan de paix du président américain. Ni Israël, ni le Hamas n’ont pour l’heure officiellement confirmé.
Des hauts responsables du mouvement islamiste palestinien ont déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) que l’accord conclu avec Israël comprend des dispositions concernant les armes du mouvement, ainsi que le retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza.
« Aujourd’hui, le Conseil de Paix », créé par Donald Trump pour la reconstruction de Gaza, « a conclu un accord HISTORIQUE pour le DESARMEMENT COMPLET du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza. Il s’agit d’une étape monumentale vers une PAIX et une SECURITE durables », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, en utilisant comme à son habitude des lettres capitales pour certains mots.
« Un accord a été trouvé concernant la question des armes », a déclaré ensuite à l’AFP un haut responsable du Hamas ajoutant que le mouvement islamiste compte sur les médiateurs et le Conseil de la paix pour obliger Israël à respecter les termes de l’accord.
Dans son message, Donald Trump affirme que les forces israéliennes se retireraient de la bande de Gaza « à mesure que le désarmement s’achève ». La force internationale de stabilisation, une structure naissante censée regrouper des troupes multinationales opérant sous l’égide du Conseil de la paix, collaborera ensuite « avec une nouvelle force de police palestinienne pour garantir la sécurité à Gaza », ajoute le président américain.
Collaboration avec la force internationale de stabilisation
Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en œuvre la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre 2025 et visant à mettre fin définitivement à la guerre à Gaza. Cette phase prévoit notamment le désarmement du Hamas, un retrait israélien progressif du territoire palestinien et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.
Une source au sein du Hamas avait souligné plus tôt une « grande convergence » sur plusieurs points liés aux armes, disant avoir transmis aux médiateurs des amendements à la feuille de route proposée par Washington et attendre la réponse d’Israël.
Selon une source diplomatique informée des négociations, les armes doivent être remises au Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), une instance de technocrates palestiniens qui doit gérer, pendant la période de transition, la vie quotidienne à Gaza. Et l’opération doit se faire en coordination avec la force internationale de stabilisation.
Actuellement basé en Egypte, le NCAG est empêché par Israël d’accéder à la bande de Gaza, selon les médias égyptiens et palestiniens. L’Etat hébreu, qui contrôle aujourd’hui plus de 60 % de ce territoire, exigeait un désarmement complet du Hamas et des autres groupes palestiniens avant toute progression dans la feuille de route.
Réunion prévue au Caire
Le Hamas avait annoncé début juillet dissoudre le comité qui administrait les affaires civiles de la bande de Gaza depuis 2007, quand il avait pris le pouvoir dans le territoire côtier, et dit vouloir transférer ces responsabilités au NCAG. Alors que le NCAG est présenté comme une structure temporaire, plusieurs responsables européens et arabes insistent sur la nécessité d’une perspective politique plus large impliquant les institutions palestiniennes existantes.
Israël, opposé à tout retour du Hamas au pouvoir, refuse aussi à ce stade une prise de contrôle directe de Gaza par l’Autorité palestinienne, basée à Ramallah.
L’Egypte joue depuis longtemps un rôle de médiateur entre les groupes armés palestiniens et Israël auquel Le Caire est lié par un traité de paix. La capitale égyptienne doit accueillir « bientôt » une réunion des médiateurs sur la deuxième phase de la trêve à Gaza, parmi lesquels figurent l’Egypte, les États-Unis, le Qatar et la Turquie, a rapporté, tôt vendredi, la chaîne Al-Qahera News, proche de l’État égyptien.
L’attaque sans précédent menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché une offensive israélienne dévastatrice dans la bande de Gaza, faisant plus de 73 300 morts, selon le ministère de la santé du territoire palestinien, placé sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations unies.
Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent à Gaza où des frappes israéliennes ont fait jeudi au moins quatre morts, selon les autorités sanitaires locales. Ce territoire surpeuplé reste plongé dans une profonde crise humanitaire.
Le Monde avec AFP


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