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Avec la canicule, un logement sur deux devient « une bouilloire », alerte ce rapport qui donne des pistes de survie

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Environnement 18/06/2026 06:01 Actualisé le 18/06/2026 06:46

Dans des logements mal isolés, la canicule est particulièrement éprouvante. Or cela concerne près d’un logement sur deux en France, alerte la Fondation pour le Logement.

Vue d’un ventilateur électrique dans un salon à Montaigu-Vendee dans la région Pays de la Loire en France le 15 juin 2026.

MATHIEU THOMASSET / Hans Lucas via AFP

Vue d’un ventilateur électrique dans un salon à Montaigu-Vendee dans la région Pays de la Loire en France le 15 juin 2026.

« Un phénomène massif ». En France, près d’un logement sur deux est une « bouilloire thermique », alerte ce jeudi 18 juin la Fondation pour le Logement, en publiant un nouveau rapport. Pendant les canicules, ces habitations conservent la chaleur, et deviennent inconfortables, voire dangereuses pour la santé.

« Un logement bouilloire, c’est un logement qui surchauffe en raison de l’absence de protections face à la chaleur, c’est-à-dire des volets, une bonne isolation, ou une ventilation suffisante », explique la Fondation pour le logement. « Selon l’OMS, au-delà de 26 °C la nuit et 30 °C la journée, sur plusieurs jours, la santé des occupants est altérée », ajoute-t-elle.

La publication de ce rapport intervient alors que l’Hexagone subit une nouvelle vague de chaleur. Ce jeudi, le thermomètre s’apprête à grimper jusqu’à 37 °C, et 26 départements entreront dans la vigilance orange canicule de Météo France à la mi-journée. En raison du changement climatique, ces épisodes sont amenés à être de plus en plus nombreux et intenses à l’avenir.

Il est donc indispensable d’adapter les logements au plus vite, insiste la Fondation pour le Logement, qui relève que 66 % des Français eux déclarent avoir déjà eu des difficultés à supporter la chaleur dans leur logement actuel.

Ventilateurs, volets et climatisation

Selon la Fondation pour le logement, plus de 40 % des logements français ne sont pas pleinement équipés de volets. Or ces derniers sont « indispensables pour empêcher la surchauffe », souligne-t-elle. Installer des protections solaires extérieures, comme des volets, ou encore des stores, des persiennes, et autre brise-soleil peut faire chuter de 5 °C la température intérieure d’un logement.

Les ventilateurs à fixer au plafond sont aussi une solution : ils peuvent faire baisser de 2 à 3 °C la température ressentie à l’intérieur. Ces installations sont à combiner avec quelques gestes simples, comme le fait d’aérer aux heures les moins chaudes, pour refroidir efficacement son logement.

Pour autant, la Fondation pour le Logement ne recommande pas d’installer des climatiseurs. « Pour refroidir une pièce, les climatiseurs captent l’air chaud et le rejettent à l’extérieur », ce qui aggrave les îlots de chaleur, en particulier en ville. Polluant et gourmand en énergie, cette option reste donc à privilégier pour les lieux où elle est indispensable, notamment les hôpitaux et les Ehpad.

Une loi « Zéro logement bouilloire »

« Alors que de plus en plus de personnes prennent conscience de l’inadaptation des logements aux canicules, les politiques publiques se font dangereusement attendre », dénonce la Fondation pour le Logement, qui appelle notamment à mettre à l’agenda la proposition de loi transpartisane « Zéro logement bouilloire ».

Ce texte propose notamment de créer un droit pour les locataires d’exiger que leur bailleur installe des volets et des brasseurs d’air dans leur logement, ou encore de rendre obligatoire un indicateur de confort d’été sur les annonces immobilières.

La Fondation pointe enfin du doigt les inégalités face à cette précarité énergétique. Elle constate en effet que les habitants des quartiers populaires sont en première ligne en matière de « bouilloires thermiques ». « Âge, état de santé, zone géographique, milieu rural ou urbain, niveau de revenu, appartement ou maison, sont autant de facteurs qui contribuent à une plus ou moins forte exposition et vulnérabilité aux vagues de chaleur dans le logement », résume la Fondation. Or, « des solutions existent », et elles doivent être mises en place sans tarder pour s’adapter aux étés à venir.

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