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Planter un buisson de romarin dans son jardin pour éloigner les esprits, graver une étoile ou confectionner une bouteille anti-sorcière pour enlever un sort… Ces pratiques magiques peuvent surprendre aujourd'hui. Elles étaient toutefois très répandues autrefois, et ce aux quatre coins du monde.
Le journaliste et historien Thomas Waters s'est penché sur le sujet dans son dernier livre. Pour le magazine Smithsonian, il est revenu sur plusieurs astuces mystiques utilisées autrefois pour protéger les habitations. Nous vous dévoilons cinq astuces inédites qui permettaient à nos ancêtres de dormir sur leurs deux oreilles, malgré le risque de mauvais sorts.
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1. Les plantes protectrices
Les arbres, herbes et autres plantes ont toujours été utilisés pour défendre les propriétés contre les dangers, qu'ils soient naturels ou surnaturels. Nicholas Culpeper, botaniste du XVIIᵉ siècle, assurait que faire pousser un laurier dans son jardin éloignait les sorcières, la foudre et le diable.
En Europe, on plantait également un buisson de romarin dans son verger pour se protéger des sorcières qui rodaient la nuit. Outre-Atlantique, des piments étaient accrochés aux portes pour repousser les forces maléfiques.
2. Les symboles mystiques
Dans les années 1500, plusieurs inscriptions et symboles étaient employés pour repousser le mal. Les Européens avaient pour habitude de graver des étoiles à cinq ou six branches dans le bois. Ce symbole servait, d'après plusieurs grimoires de l'époque, à vaincre les ennemis.
Une autre inscription était récurrente: deux V entrelacés. Ils étaient gravés sur les poutres, les murs et les portes pour protéger les habitations. D'après certains historiens, il s'agirait d'une référence à l'expression chrétienne médiévale «Virgo Virginum», soit «vierge des vierges» en français.
3. L'architecture magique
Les chercheurs ont découvert que les références à la magie pouvaient s'immiscer jusque dans l'architecture des bâtiments. Des manuels de maçonnerie médiévaux d'Asie de l'Est conseillaient par exemple d'ajouter au bâti des figurines de démons, pour effrayer les cambrioleurs et les mauvais esprits.
Sur l'île de Jersey, au Royaume-Uni, les pierres dépassant des cheminées semblent avoir été ajoutées pour empêcher la pluie d'endommager les toits des chaumières. Mais selon les légendes du XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, il s'agirait de sièges pour permettre aux sorcières de se reposer. À l'époque, les habitants pensaient qu'il valait mieux apaiser les esprits maléfiques plutôt que de les attaquer.
4. Les bouteilles de sorcières
Au début du XXIᵉ siècle, ce sont les bouteilles anti-sorcières qui se sont répandues en Europe. À l'intérieur, on glissait des ongles, des cheveux ou même l'urine d'une personne que l'on croyait ensorcelée, ainsi que des épingles tordues et des cœurs en tissu.
Certaines bouteilles étaient ensuite enterrées, tandis que d'autres étaient plongées dans l'eau bouillante ou jetées dans la cheminée. Ce grigri était pensé pour attaquer la vessie de la sorcière et la forcer à arrêter ses sorts.
5. Les pierres magiques
En Asie de l'Est, les habitants se servaient de pierres pour protéger les lieux publics et les habitations. Les Britanniques étaient adeptes des pierres naturellement percées, qu'ils considéraient comme des porte-bonheurs. Elles avaient pour réputation de porter chance, mais aussi de protéger contre la sorcellerie et les cauchemars. Les plus grosses étaient placées devant la maison, tandis que les plus petites étaient suspendues aux têtes de lit ou aux poutres des granges.
Au fil des siècles, les astuces pour contrer les forces maléfiques ont pris de nombreuses formes. Au quotidien, elles consistaient en une forme discrète d'autodéfense, qui apaisait les angoisses et les problèmes.





























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