NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les salariés de Renault Flins (Yvelines) craignent une fermeture de l’usine après la décision de la direction de ne pas investir dans un nouvel équipement essentiel à l’activité.
Sur le même thèmeEmploiGrèverenault
Par Laura Ouvrard Publié le 16 sept. 2026 à 14h16
« Comment on en est arrivé là ? » Mercredi 16 septembre 2026, plus de 150 salariés de Renault Flins (Yvelines) se sont mobilisés devant l’usine. En cause ? Un changement de décision de la direction. En début d’année, il était question de changer la cataphorèse, un équipement industriel indispensable au traitement anticorrosion des pièces de carrosserie.
De fait, une installation foncièrement nécessaire à l’activité de Refactory, l’usine de reconditionnement des véhicules de Renault Group mise en œuvre depuis 2024, après l’arrêt de la production automobile et de la Zoé. Sauf qu’en juillet 2026, ce projet est abandonné. « Aucune activité actuelle peut dire qu’elle est le fleuron de l’entreprise, toutes les courbes sont à la baisse », exprime, au micro, Ali Kaya, délégué syndical de la CGT.
« C’est nous qui produisons la richesse de cette entreprise »
Alors qu’un « observatoire des métiers » se tenait entre les différents dirigeants, plusieurs élus syndicaux s’y sont rendus pour exprimer leurs craintes et leurs revendications. « Ce sont les salariés qui font vivre ce site. Ils ont donc le droit de savoir quel avenir Renault prépare à Flins », adresse un représentant syndical de la CFDT à l’assemblée.
« Sans cataphorèse, c’est la fin de Renault Flins. »
À travers cette mobilisation, les syndicats souhaitent avant tout montrer « l’union et la solidarité » des salariés. « La peur ne doit pas être dans notre camp. C’est nous qui produisons la richesse de cette entreprise », abonde Olivier Augustin, représentant syndical CGT. Après cette première journée de mobilisation, il est question de « réfléchir à de nouvelles actions ».

Des actions à venir
Plusieurs idées sont proposées. « Tracter au supermarché, bloquer le rond-point… Ce sont des choses que nous pouvons envisager », exprime Ali Kaya. « Parce qu’une usine qui ferme, c’est trois autres entreprises qui sont impactées : la supérette aux alentours, les transports routiers et tous les commerces de proximité », relate Matthieu Bolle-Reddat, secrétaire de l’union départemental CGT des Yvelines, venu soutenir la mobilisation.
À l’issue de cette première matinée de manifestation, d’autres salariés se mobilisent au cours de la journée. Diverses actions seront menées dans les prochains jours, en attendant « un plan industriel clair pour Flins, activité par activité ». « L’autre jour, un papa avait les larmes aux yeux. Il demandait : est-ce que dans quelques mois, on aura encore du boulot ? », rappelle Ali Kaya. Une réponse qu’ils attendent tous.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


6 day_ago
55



























.jpg)






French (CA)