NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Deux semaines après l'arrestation d’un délinquant sexuel pour non-respect des conditions à Havre-Saint-Pierre, le Regroupement des intervenants en matière d’agressions sexuelles (RIMAS) déplore l'absence de services d’intervention auprès des auteurs d’agressions sexuelles sur la Côte-Nord.
La directrice générale du RIMAS, Stéphanie Leduc, note que la Côte-Nord est de loin la région du Québec qui présente le plus haut taux d'infractions sexuelles par 100 000 habitants.Il n'y a aucun service pour les délinquants alors que ce sont eux les responsables des agressions, lance-t-elle.
C’est comme si on avait une baignoire qui débordait et qu'on se contente seulement d’éponger l’eau sans fermer le robinet.
Stéphanie Leduc affirme que l'accès à des traitements spécialisés permet de réduire le risque de récidive de 30 à 40 %. Cependant, les deux établissements institutionnels qui offrent ces services se situent loin de la région. Il s’agit de l’Institut universitaire en santé mentale, à Québec, et de l’Institut Philippe-Pinel, à Montréal.

Selon la directrice générale du RIMAS, les organismes membres du regroupement se spécialisent dans la prévention de la récidive des personnes qui commettent ou qui sont à risque de commettre des infractions sexuelles. « De leur côté, les CALACS, par exemple, offrent des services à la clientèle victime d'agressions sexuelles », précise-t-elle.
Photo : Radio-Canada / Denis Wong
La directrice générale explique qu’au Québec, la très grande majorité des programmes de traitement sont offerts par des OBNL.
Selon elle, Santé Québec et le ministère de la Sécurité intérieure accordent plutôt du financement aux organismes qui offrent à leur tour des services. Les MRC et les villes peuvent aussi fournir un soutien financier pour appuyer des initiatives communautaires.
Stéphanie Leduc précise que ces initiatives doivent donc émaner de la communauté. Il faudrait mettre sur pied un organisme ou interpeller des ressources pour hommes qui pourraient être intéressées à développer une spécialité, suggère-t-elle.
Selon le conseiller municipal Sylvain Cormier, la Ville de Havre-Saint-Pierre évalue actuellement ses options pour rassurer les citoyens inquiets à la suite de l’arrestation de Sylvain Daneault, le 3 mai dernier.
La Municipalité prévoit d’ailleurs installer des caméras dans certains de ses parcs. Une mesure qui était prévue avant les événements. Sylvain Cormier indique que la situation a pour effet d'accélérer le processus.

L'arrestation de Sylvain Daneault devant le complexe aquatique de Minganie a suscité de vives inquiétudes dans la population. Il avait plaidé coupable à plus d'une dizaine de chefs d'accusation pour des crimes de nature sexuels commis entre 1984 et 2004. (Photo d'archives)
Photo : Facebook/Stephanie Patry
L’isolement social : un facteur de risque?
La psychologue et professeure émérite de psychologie criminologique à l'Université de Montréal Franca Cortoni estime que la surveillance policière n'est pas suffisante pour assurer le succès de la réinsertion des auteurs d’agressions.
Selon elle, l’exclusion sociale joue un rôle dans la récidive. Les questions de relations humaines, c'est l'une des grandes catégories de facteurs de risque, lance-t-elle en proposant la mise en place de cercles de soutien et de responsabilité (CSR).
Ces cercles permettent d’offrir un soutien relationnel, mais sont aussi encadrés par des professionnels et des bénévoles qui peuvent identifier rapidement les risques et les comportements anormaux.
Des études ont d’ailleurs démontré une réduction de 70 % à 83 % de la récidive sexuelle pour les délinquants qui y participent. La population se sentirait aussi plus en sécurité parce qu'elle saurait que ces personnes sont encadrées, lance-t-elle.
Bien que répandu au Québec à une certaine époque, le financement de ce type d'initiatives a fait l’objet de coupes du gouvernement conservateur de Stephen Harper, selon la professeure.
Franca Cortoni estime donc que le fait de relâcher un délinquant avec des conditions légales comporte un risque si l'encadrement nécessaire ne lui est pas offert.


2 week_ago
46



























.jpg)






French (CA)