Même s’il est réputé pour avoir le cuir dur, la dernière semaine a dû être éprouvante pour Claudio Zali. Jeudi, le président léguiste du Conseil d’Etat tessinois a renoncé, «en accord avec le gouvernement», à la responsabilité politique de la magistrature et de la police cantonale. Cette décision, annoncée par le Conseil d’Etat dans un communiqué, a été prise à la suite de l’ouverture d’une enquête pénale par le Ministère public tessinois pour de possibles abus de pouvoir et tentative de contrainte.
Le ministre serait intervenu en faveur d’un adolescent de 14 ans incarcéré au pénitencier de La Farera. Claudio Zali n’a pas encore été entendu par la magistrature et a réaffirmé n’avoir commis aucune irrégularité, précise le communiqué. Jeudi toujours, la RSI dévoilait un courriel datant de 2020 dans lequel le conseiller d’Etat exigeait l’embauche à l’Etablissement hospitalier cantonal (EOC) d’une femme de sa connaissance. Il exigeait notamment qu’on lui fasse «le grand plaisir de licencier l’un des frontaliers dont l’établissement est bourré comme un cannolo à la crème», afin d’embaucher sa connaissance à sa place.


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