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Un an et demi après l’éviction brutale des soldats français basés au Tchad, Paris et N’Djamena avancent sur la reprise de leur coopération militaire bilatérale.

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Emmanuel Macron et Mahamat Idriss Déby, le président du Tchad, à l’Elysée, à Paris, le 29 janvier 2026. Emmanuel Macron et Mahamat Idriss Déby, le président du Tchad, à l’Elysée, à Paris, le 29 janvier 2026.

Après le divorce, le rabibochage. Un an et demi après le renvoi des quelque 1 000 soldats français basés au Tchad, le 30 janvier 2025, Paris et N’Djamena avancent sur la reprise de leur coopération militaire. Objectif : retisser un partenariat plus discret et bénéfique à chacun, sans emprises françaises permanentes, comme c’était le cas auparavant.

Depuis qu’il a mis l’armée de l’ancienne puissance coloniale à la porte, au nom de la souveraineté de son pays, le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, n’est pas satisfait des offres alternatives et de la fiabilité de ses autres partenaires émiratis, turcs et russes. Les premiers sont devenus gênants en raison de leur soutien aux paramilitaires dans la guerre civile au Soudan voisin ; les drones des seconds sont jugés trop coûteux pour un rendement opérationnel faible ; quant aux troisièmes, leurs piètres résultats au Mali n’incitent pas à un partenariat plus large.

En comparaison, la France passe pour un allié historique et sûr. Soucieuse de demeurer militairement présente au Tchad après son indépendance, en 1960, elle a plusieurs fois aidé des pouvoirs menacés à se maintenir en place à N’Djamena. A commencer par celui d’Idriss Déby, qui a dirigé le pays de 1990 à sa mort, en 2021 – date à laquelle son fils, Mahamat Idriss Déby, lui a succédé.

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