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Le Jury national des élections a rapporté 83 agressions et menaces envers les candidats en amont du scrutin prévu dimanche 4 octobre. Du jamais-vu depuis le retour de la démocratie en 2001.
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La scène restera probablement dans la mémoire des Péruviens : le 19 septembre, Susy Aponte Polo, candidate au poste de gouverneur de la région d’Ancash, dans le nord du pays, est assassinée en direct devant une caméra de télévision, alors qu’elle mène campagne pour les élections municipales et régionales du 4 octobre. Tandis qu’elle déambule sur le marché communal, elle accorde une interview à une chaîne locale lorsqu’un homme s’approche brusquement, parvient à déjouer son dispositif de sécurité et lui tire une balle dans la tête. Les images, diffusées ensuite par la télévision nationale, causent l’effroi et ébranlent le pays.
Susy Aponte, 43 ans, avait signalé avoir reçu des menaces de mort une semaine avant son assassinat. La journaliste et candidate enquêtait sur des affaires de corruption impliquant des fonctionnaires, notamment des policiers, mais aussi sur des organisations criminelles et l’exploitation minière illégale. Un tueur à gages de nationalité vénézuélienne est immédiatement arrêté. Il reconnaît avoir été recruté par un mystérieux commanditaire en échange de 15 000 soles (environ 3 840 euros). La justice confirme le mobile politique, tandis que l’enquête se poursuit. « Il faut un sentiment de totale impunité pour accomplir cela en pleine lumière du jour », estime l’analyste Enrique Castillo dans le programme dominical télévisé « Cuarto Poder ».
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