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Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a connu des débats plus calmes que ceux de ce mercredi 7 octobre.
Ils portaient sur les différentes mobilisations des jeunes qui se mobilisent contre les réformes de l'enseignement portées par le gouvernement MR-Engagés. Au total, plus de 100 arrestations ont eu lieu suite aux troubles qui ont suivi les manifestations.
Dans l'opposition, les élus PS, PTB et Ecolo ont vivement critiqué les mesures du gouvernement et sa réponse à la contestation. Dans la majorité, MR et Engagés ont condamné les violences mais ont reconnu la réalité de la détresse des élèves.
Pour Christie Morreale (PS), les mesures prises par le gouvernement sont directement à l'origine du mécontentement exprimé par les jeunes dans la rue. "Vos mesures sont perçues par nos jeunes comme injustes et violentes. Vous n'avez eu d'autre message envers les jeunes que de leur dire qu'ils étaient instrumentalisés", a-t-elle encore dénoncé, elle qui reproche à la majorité de ne pas avoir renoué le dialogue avec les élèves.
Du côté du PTB, on déplore que l'on investit surtout de l'argent dans la Défense et pas dans l'éducation. "Vous leur dites qu'il n'y a pas d'argent pour leur éducation, pour leur transport public… mais vous claquez des milliards pour un avenir de guerre et de violences ! ", pestait Amandine Pavet.
Par l'entremise de Barbara Trachte, Ecolo fustigeait la réponse de la majorité à la mobilisation des jeunes, qu'elle considérait condescendante : "Mépriser les jeunes est contraire aux missions de notre institution et complètement contre-productif".
Valérie Glatigny ne cautionne pas la casse
Dans les rangs de la majorité, on condamnait d'abord les violences.
La ministre de l'Éducation Valérie Glatigny (MR), se défendait : "Je comprends leur besoin de s'exprimer, mais pas de casser et de brûler. […] Cette violence éclipse le message des jeunes", a-t-elle déclaré.
Liège : les élèves empêchent les pompiers d'intervenir sur un incendieMalgré cela, Glatigny a maintenu sa ligne sur plusieurs points contestés par les élèves tout en démentant sa "volonté de réduire l'encadrement des élèves et tout désinvestissement dans les bâtiments scolaires".
De son côté, Diana Nikolic (MR) a rappelé que les élèves qui souhaitent suivre les cours à l'école devraient pouvoir le faire sans encombre. "La place d'un élève, c'est à l'école. Ce n'est pas le MR qui le dit, mais la loi sur l'obligation scolaire", a-t-elle lâché.
Chez les Engagés, Sophie Fafchamps condamnait les débordements mais avait conscience de l'inquiétude des jeunes. "Comment peuvent-ils être rassurés par rapport à leur avenir ?", s'interroge-t-elle notamment, elle qui évoque des climats successifs de crises économiques, menace de guerre ou encore urgence climatique.
Des rencontres prévues ce jeudi
Ce mercredi en fin de journée, le Comité des élèves francophones était reçu au cabinet de la ministre de l'Éducation pour reprendre le dialogue.
Jets de pétards et lancers d'œufs: la manifestation des élèves à Liège est tendue, plusieurs lycéens français se joignent aux BelgesPar ailleurs, Valérie Lescrenier (Engagés) la ministre de la Jeunesse, se rendra à Liège ce jeudi pour rencontrer les jeunes qui se mobilisent. "Leur colère doit être entendue et transformée en dialogue", a-t-elle conclu.


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