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Parmi les principaux pays touchés figurent la Birmanie, la Syrie, l'Afghanistan, l'Ukraine ou encore le Mali.
Publié le 16/06/2026 19:35 Mis à jour le 16/06/2026 20:01
Temps de lecture : 1min
Une mine antipersonnel retrouvée dans la région de Kiev (Ukraine), le 29 avril 2026. (VOLODYMYR TARASOV / NURPHOTO / AFP)
Des armes aux conséquences dramatiques pour les civils. Au moins 58 Etats et territoires étaient contaminés par des mines antipersonnel en 2025, selon un rapport du Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme publié mardi 16 juin. "Il est profondément préoccupant que, près de 30 ans après l'adoption du Traité d'interdiction des mines antipersonnel, ces armes explosives continuent de tuer et de blesser des personnes, souvent des décennies après leur pose", a déclaré le Haut-Commissaire Volker Türk, cité dans un communiqué. "Il est essentiel que tous les Etats s'engagent de nouveau à mettre fin à la production, à l'utilisation et au transfert de ces armes, et redoublent d'efforts pour coopérer au déminage des mines déjà posées."
Selon ce rapport, au moins 1 945 personnes ont été tuées et 4 325 blessées par des mines terrestres et des restes explosifs de guerre en 2024. Parmi les principaux pays touchés figurent la Birmanie, la Syrie, l'Afghanistan, l'Ukraine, le Nigeria, le Mali, le Yémen et le Burkina Faso. Dans un communiqué séparé, la Campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnel (ICBL) a fait état mardi de plus de 5 000 tués ou blessés en 2025 dans 40 pays, affirmant que 90% des victimes sont des civils. Un constat partagé par le Haut-Commissariat, qui ajoute que les enfants représentent plus de 40% des victimes civiles enregistrées depuis 1999.
La contamination par les mines transforme certaines zones en espaces interdits d'accès, compromettant l'exercice de nombreux droits et provoquant des déplacements de population, souligne l'organisation onusienne. Les mines placées le long des axes de transport peuvent empêcher l'accès aux services essentiels et entraver l'acheminement de l'aide humanitaire, ajoute le Haut-Commissariat.Au cours des sept années précédant 2025, les contributions au Fonds d'affectation spéciale volontaire des Nations unies pour l'assistance à la lutte antimines ont chuté de 125 millions à 46 millions de dollars, rappelle enfin l'ONU.


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