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Ces derniers jours, des échanges de tirs entre les houthistes, soutenus par l’Iran, et l’Arabie saoudite, alliée du gouvernement yéménite reconnu internationalement, font craindre une reprise de ce conflit supposé gelé depuis 2022.

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Cette capture d’écran d’une vidéo diffusée le 13 juillet 2026 par Al-Masirah TV, une chaîne d’information contrôlée par les houthis, montre le bombardement de la piste de l’aéroport international de Sanaa. Cette capture d’écran d’une vidéo diffusée le 13 juillet 2026 par Al-Masirah TV, une chaîne d’information contrôlée par les houthis, montre le bombardement de la piste de l’aéroport international de Sanaa.

Aux explosions qui secouent l’Iran, bombardé par les Etats-Unis, et le détroit d’Ormuz, où des pétroliers en transit sont ciblés par la République islamique, répondent depuis deux jours celles en provenance d’un conflit voisin et supposé gelé depuis 2022 : celui qui oppose l’Arabie saoudite aux houthistes, un groupe d’obédience chiite soutenu par l’Iran – bête noire de Riyad –, au pouvoir dans le centre et le nord du Yémen.

Mardi 14 juillet, les houthistes yéménites ont affirmé avoir abattu un drone de reconnaissance saoudien, au lendemain des premières attaques réciproques entre les deux camps après plusieurs années de trêve. Lundi, les houthistes avaient tiré des missiles et des drones contre l’aéroport international d’Abha, dans le sud du royaume saoudien. Ces frappes constituaient une riposte à une attaque menée contre l’aéroport de la capitale yéménite, Sanaa, sous contrôle des houthistes, peu avant l’atterrissage d’un Airbus de la compagnie iranienne Mahan Air, liée aux gardiens de la révolution iraniens. L’avion, qui transportait une délégation de retour de Téhéran, a dû se dérouter vers la ville portuaire de Hodeïda, sur la mer Rouge.

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