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Un projet de loi est présenté une semaine après l’attentat terroriste. Tandis que des réformes fédérales sont attendues pour racheter les armes en circulation dans le pays.
Par Maxime Birken avec AFP

HILARY WARDHAUGH / Getty Images via AFP
Très critiqué en Australie, le Premier ministre Anthony Albanese doit désormais répondre aux nombreuses attentes sécuritaires après l’attaque de Bondi Beach le 14 décembre.
Les plus « strictes du pays ». C’est ainsi que sont présentées les lois sur les armes que le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud, l’État le plus peuplé d’Australie a déposé ce lundi 22 décembre, une semaine après l’attentat antisémite survenu à Sydney le 14 décembre.
Ce drame qui a coûté la vie à 15 personnes a entraîné une réaction politique presque immédiate avec une nouvelle réforme des armes à feu. « Nous ne pouvons pas faire comme si le monde était le même qu’avant cet acte terroriste de dimanche », a ainsi soutenu le Premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns. « Je donnerais n’importe quoi pour revenir en arrière d’une semaine, d’un mois, de deux ans, pour faire en sorte que cela n’arrive pas, mais nous devons nous assurer de prendre des mesures pour que cela ne se reproduise jamais ».
Pour réagir aux actes commis par les deux assaillants lors d’un rassemblement pour la fête juive de Hanouka sur la plage de Bondi, une nouvelle règle va permettre de décroître le nombre d’armes autorisées à quatre par individu. Les personnes exemptées, comme les fermiers, pourront toutefois posséder jusqu’à 10 armes. Le gouvernement local estime qu’il y aurait 1,1 million d’armes à feu en circulation en Nouvelle-Galles du Sud.
Plus grand rachat d’arme depuis 30 ans
La loi interdirait également l’affichage de « symboles terroristes », notamment le drapeau de l’État islamique, qui a été retrouvé dans une voiture liée à l’un des tireurs. Et les autorités pourront également interdire les manifestations pendant une période pouvant aller jusqu’à trois mois à la suite d’un attentat.
En parallèle, le gouvernement fédéral australien a également annoncé un ensemble de réformes concernant la détention d’armes à feu et les lois sur les discours de haine, ainsi qu’une révision des services de police et de renseignement. Le Premier ministre Anthony Albanese a ainsi annoncé un programme de rachat des armes à feu en circulation. Ce qui en fera le plus grand rachat d’armes depuis 1996, lorsque l’Australie a durci la réglementation sur les armes à feu à la suite d’une fusillade de masse qui a fait 35 morts à Port Arthur.
Durant sa prise de parole, il a martelé qu’il « n’y a aucune raison pour qu’une personne vivant dans la banlieue de Sydney ait besoin d’autant d’armes à feu », en référence aux six armes légalement détenues par l’un des assaillants, Sajid Akram.
« Repérage » sur les lieux du crime
En marge de ces projets législatifs, Anthony Albanese a présenté ce lundi ses excuses à la communauté juive du pays-continent pour cet attentat antisémite. « Je ressens le poids de la responsabilité pour les atrocités survenues alors que je suis Premier ministre et je suis désolé pour ce que la communauté juive et notre nation dans son ensemble ont enduré », a confié le chef du gouvernement, qui avait été hué dimanche lors de la cérémonie et de la minute de silence pour l’hommage national aux victimes à Sydney, une semaine après la tuerie.
Concernant l’enquête sur les deux auteurs de la fusillade terroriste, elle se poursuit. Et si le père, Sajid Akram, a été abattu lors de l’attaque sur la plage de Bondi, son fils Naveed, grièvement blessé par la police, est toujours hospitalisé sous forte surveillance policière et a été inculpé pour terrorisme et 15 meurtres.
Par ailleurs, les dernières révélations à leur sujet indiquent qu’ils s’étaient entraînés sur les lieux du crime en faisant du « repérage » quelques jours avant le 14 décembre. Et d’après des documents d’enquête, la police a également fait état d’une vidéo retrouvée sur un téléphone portable dans laquelle Sajid et Naveed Akram sont assis devant un drapeau du groupe jihadiste État islamique et fustigent les « sionistes ».


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