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Un jeune homme inconnu de la justice a été placé en détention provisoire, le 3 avril. Entre 2025 et 2026, il aurait amassé près d’un million d’euros en se faisant passer pour un médecin, via un site Internet frauduleux.
Passer la publicité Passer la publicitéSon mode opératoire avait pris une allure quasi industrielle. Un jeune homme de 25 ans a été interpellé le 31 mars dans l’agglomération de Nantes, après avoir mis sur pied une plateforme de vente en ligne de faux arrêts maladie, entre 2025 et 2026. En se faisant passer pour un médecin, le mis en cause générait des documents frauduleux facturés 21 euros. Il a ainsi vendu quelque 44.000 arrêts maladie en près d’un an, pour un bénéfice d’un peu moins d’un million d’euros.
Le site Internet qui servait de vitrine à l’opération a été identifié par les autorités à l’été 2025. L’enquête avait été confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire (BL2C). D’après Le Parisien, le cerveau de l’opération aurait dénoncé plusieurs escrocs concurrents aux autorités, dans une démarche compétitive censée lui rapporter de plus grosses parts de marché.
Exercice illégal de la médecine
Inconnu de la justice, le jeune homme a été mis en examen le 3 avril par le parquet de Paris, pour les chefs d’«exercice illégal de la médecine», «escroquerie en bande organisée», «collecte de données personnelles par moyen frauduleux», «faux», «association de malfaiteurs», «blanchiment» et «mis à disposition d’un instrument ayant pour but de faciliter la fraude sociale». Le suspect a été placé en détention provisoire, confirme la section santé publique du parquet de Paris. Les investigations se poursuivent sous la direction des juges d’instruction.
Les dispositifs de lutte contre la fraude et les escroqueries à l’assurance sociale font l’objet d’une mise à jour législative en ce début de printemps. Un projet de loi contre les fraudes sociales et fiscales a été largement adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, le 7 avril. Le gouvernement estime que la nouvelle législation pourrait rapporter près de 1,5 milliard d’euros aux caisses de l’État. Le texte inclut notamment un renforcement des pénalités en cas de fraude aux prestations sociales, ainsi qu’un durcissement de l’arsenal juridique dédié à la lutte contre le travail dissimulé et les entreprises qui en bénéficient.


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