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Avec le Plan d’épargne retraite, les travailleurs non-salariés disposent d’un produit intéressant fiscalement et suffisamment souple pour s’adapter à leurs revenus fluctuants.
Olivier Delahaye - Hier à 16:00 | mis à jour hier à 22:48 - Temps de lecture :
Début mai, Bercy rendait publics les chiffres liés au Plan d’épargne retraite, faisant état de 150,4 milliards d’euros d’encours au 31 décembre 2025 pour 12,9 millions de titulaires.
Sur la seule année 2025, il s’agit d’une progression de +20 %, et +46 % depuis début 2024. Pour une solution d’épargne née en 2019, le succès est spectaculaire.
Rappelons que le PER est un produit à long terme permettant d’économiser pendant sa vie active pour obtenir, à partir de l’âge de sa retraite, un capital ou une rente. Sauf cas exceptionnels, il s’agit donc d’une épargne bloquée.
Le PER a succédé au PERP et au contrat Madelin, mais il est beaucoup plus souple que ses prédécesseurs et bénéficie d’une fiscalité avantageuse, en particulier pour les travailleurs non-salariés (TNS).
Deux options
Durant la période d’épargne, les produits et plus-values capitalisés sur le plan échappent à l’impôt (et aux prélèvements sociaux). Qui plus est, comme pour les salariés, les versements effectués sont en partie déductibles du revenu imposable.
Deux options s’offrent aux TNS. La première consiste à prendre en compte le Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) et à lui appliquer un taux de 10 %. En 2026, le PASS étant fixé à 48 060 euros, la déduction est donc de 4 806 euros.
La seconde option prend en compte 10 % du bénéfice imposable (dans la limite de 8 fois le PASS) auxquels s’ajoutent 15 % de la fraction de bénéfice comprise entre 1 et 8 fois le PASS (soit un plafond maximal de 88 911 euros).
Laquelle choisir ?
En réalité, dès lors que votre bénéfice imposable dépasse le PASS (soi 48 060 euros), la seconde option s’avère plus intéressante. Pour être plus clair, prenons deux exemples.
Dans le premier cas, votre bénéfice est de 40 000 euros. Ici, la première option vous ouvre droit à une déduction de 4 806 euros (10 % du PASS) tandis que la seconde ne permet qu’une déduction de 4 000 euros (10 % du bénéfice). Bien sûr, si vous avez versé 4 000 euros sur votre PER, les deux options sont équivalentes, mais si vous avez versé 5 000 euros, la première est plus avantageuse.
Deuxième cas : votre bénéfice est de 60 000 euros. La première option donne toujours droit à une déduction de 4 806 euros. Tandis que la seconde se calcule ainsi : 10 % × 60 000 + 15 % × (60 000 – 48 060). Soit une déduction possible de 7 791 euros.
Utiliser les plafonds
Que l’on soit salarié ou indépendant, le plafond de déduction est, depuis le 1er janvier 2026, reportable sur 5 ans (au lieu de 3 précédemment). Autrement dit, le plafond non utilisé en 2026 pourra l’être jusqu’en 2031, majorant ainsi la déduction possible.
Pour les TNS, dont les revenus varient souvent d’une année sur l’autre, ce plafond reportable permet une meilleure planification fiscale. Enfin, la loi n’imposant pas de fréquence ni de montant minimum de versement, les TNS peuvent ajuster leurs cotisations en fonction de leurs revenus.


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