Le 5 mars, Solarsplit se lancera officiellement en Valais. Un événement aura lieu à Sion pour marquer le coup. Et quel coup! Car, depuis l’inauguration de son service sur sol vaudois, en mars 2025, la start-up neuchâteloise – lauréate du Prix SUD, remis par Romande Energie et Le Temps, en 2024 – n’a pas chômé. L’ADN de l’application qu’elle propose reste inchangé: Solarsplit demeure un «facilitateur» du solaire.
Plus que jamais même, car, ces douze derniers mois, la donne s’est compliquée pour les propriétaires qui veulent poser des panneaux ou les petits gestionnaires du réseau de distribution (GRD) qui doivent pouvoir indiquer si un propriétaire peut être relié à un autre propriétaire.
Nouveau cadre
Lire aussi: Solarsplit lance son application pour stimuler la pose de panneaux solairesLa loi sur l’électricité, votée en juin 2024, est entrée en vigueur en janvier 2025 et en janvier 2026. Elle permet de créer des communautés électriques locales (CEL) et officialise les regroupements pour la consommation propre virtuels (RCPv). En même temps, les tarifs de reprise des GRD (obligés de racheter les surplus de production solaire) ont baissé. De quoi refroidir les ardeurs des particuliers, à moins qu’ils ne vendent leur électricité à des voisins.
Mais comment s’y prendre? Quels retours espérer? Comment évaluer son potentiel solaire? Faut-il d’abord rénover sa toiture? Quid de l’amiante et des subventions?
«La donne s’est complexifiée, et c’est là que Solarsplit prend tout son sens: simplifier le parcours des propriétaires», affirme Wilfried Josset, le directeur de Solarsplit. Mais il a fallu s’y préparer: un an de travail pour peaufiner les algorithmes et permettre à l’application de répondre aux nouvelles questions. En gros, si, comme la plupart des gens, vous n’y voyez pas clair du côté du solaire, Solarsplit propose de vous guider.
Une analyse en juillet 2025: Vous cherchez de bonnes nouvelles? Regardez l’essor de l’énergie solaireA son lancement, la jeune pousse tablait sur un triple service: une aide à l’installation (Solarsplit Install), qui doit garantir aux particuliers de traiter avec des installateurs fiables et alléger les tâches administratives. Un deuxième volet, Solarsplit Monitoring, permet de suivre en temps réel sa production solaire grâce à un assistant dopé à l’IA.
Le troisième pilier s’est affiné dans le sillage de la nouvelle loi sur l’électricité: Solarsplit Community facilite la mise en relation entre voisins dans l’optique d’un partage d’électricité au sein d’une communauté locale. Ce service comprend deux volets: Connect, pour le partage d’énergie entre voisins, et Invest, qui invite des petits investisseurs à participer au financement de projets solaires.
Lire aussi: Solarsplit, le couteau suisse numérique de l’énergie solairePour ce faire, il a fallu coder – à terme, le service doit être automatisé –, recruter et se faire connaître. Une nouvelle employée accompagne les projets (le service est pour l’instant accessible dans les cantons de Neuchâtel et Vaud). La société recense désormais sept salariés.
Réseau d’entreprises
L’équipe a proposé ses services à des GRD (il y en a 600 en Suisse, la plupart sont en mains de petites communes avec peu de moyens pour se mettre à la page). Elle s’est associée à HSE Conseils, une PME spécialisée dans le traitement de l’amiante, et des spécialistes de la rénovation des toitures. La start-up propose en outre un «calepinage automatique»: un service unique qui simule de façon précise le potentiel de production électrique d’un bien immobilier.
L’an dernier, Solarsplit a levé 1 million de francs, ce qui porte à près de 2 millions la somme récoltée depuis sa fondation en 2023. Parmi ses soutiens figurent des privés mais aussi la Fondation suisse pour le climat et le canton de Neuchâtel. Son chiffre d’affaires et son nombre de clients ne sont pas communiqués.
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