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La canicule qui a sévi du 21 au 27 juin a tué quantité de poules pondeuses dans l’élevage d’Erwan Étrillard à Renac (Ille-et-Vilaine), près de Redon, qui est inquiet pour la suite.
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Par Gwenaël Merret Publié le 30 juin 2026 à 18h00 ; mis à jour le 30 juin 2026 à 18h04
« Avec les mortalités de volailles dues à la canicule, il y a de grandes chances qu’il y ait une crise de l’œuf », pressent Erwan Étrillard, associé à sa sœur Gwénaëlle à la ferme de la Colunais, sur les hauteurs de Renac (Ille-et-Vilaine), près de Redon, où ils élèvent 68 vaches allaitantes en conventionnel et 4 000 poules pondeuses en bio et exploitent 200 hectares de prairies et cultures. Ils travaillent avec trois salariés.
Hécatombe chez les poules
La multiplication des coups de chaleur a tué « entre 30 à 40 % de nos poules ». D’autres « ont arrêté de pondre sans qu’on sache si elles reprendront », d’autres encore font des œufs plus petits. La production s’en ressent « entre 15 et 20 %, c’est énorme ! ».
La vie d’un élevage de poules pondeuses est une affaire de cycles de 18 mois. « Notre lot est arrivé en septembre, elles ne devaient sortir qu’en mars 2027. On sera les neuf prochains mois à 60 % à peine de notre production habituelle. »
Un nouvel investissement
Faire venir de nouvelles poulettes ? « Un lot se commande un an à l’avance ! » L’exploitation investit dans un nouvel atelier de 3 000 poules pondeuses qui devrait accueillir ses premiers animaux en novembre 2026. « Nous construisons aussi un autre bâtiment, situé à mi-chemin des deux bâtiments dédiés aux volailles, pour assurer le conditionnement des œufs. » Ils seront suffisamment éloignés les uns des autres pour répondre aux normes sanitaires et se prémunir des épizooties. Ce développement de l’activité générera la création de deux emplois supplémentaires.
Les vaches élevées en plein air ont aussi souffert, mais ont tenu le coup.
Les animaux, quels qu’ils soient, ont tous pris une grosse claque. Ils sont fatigués. On craint vraiment une nouvelle canicule.
« Année de foin, année de rien »
Et les cultures ? « L’adage dit une année de foin, une année de rien. La pluie est tombée après les premières fauches et premiers pâturages. Mais la canicule a séché les grains de blé, les rendements sur nos terres séchantes ne s’annoncent pas mirobolants. Nous avons dû semer une deuxième fois une partie de notre maïs qui avait été attaqué par des mouches. Il faudrait des températures normales, faute de quoi la plante ne se fécondera pas, et de la pluie pour sauver la récolte de maïs. Sinon, ce sera la cata », annonce Erwan Étrillard en regardant ses champs de maïs « qui devraient être deux fois plus hauts en taille ».
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