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Médicaments, consultations, analyses, transports sanitaires : le plafond annuel laissé par les patients vient de grimper de 40 %.
Attention au raccourci : ce ne sont pas les sommes prélevées à chaque acte qui augmentent. Le changement porte sur les plafonds annuels. La franchise reste fixée à 1 euro par boîte de médicaments, 1 euro par acte paramédical et 4 euros par transport sanitaire. De son côté, la participation forfaitaire reste de 2 euros pour une consultation ou un acte médical, certains examens radiologiques et analyses de biologie.
C’est le décret du 11 septembre 2026 qui acte cette augmentation. Le gouvernement explique vouloir tenir compte de l’inflation cumulée depuis la mise en place de ces dispositifs. Concrètement, le plafond de chacune des deux contributions augmente de 40 %.
Jusqu’à 140 euros qui ne seront pas remboursés
Pour les patients qui consomment régulièrement des médicaments, consultent plusieurs médecins ou doivent effectuer des examens, le plafond peut être atteint progressivement au fil de l’année. Et ces sommes ne sont généralement pas prises en charge par les complémentaires santé lorsqu’il s’agit de contrats responsables.
Le principe est simple : l’Assurance maladie rembourse, puis retient la franchise ou la participation correspondante. Une petite somme à chaque fois, presque invisible prise séparément, mais qui peut finir par représenter 140 euros sur une année.
Dans un pays où l’accès aux soins est déjà compliqué dans de nombreux territoires, la hausse tombe à un moment particulier. Le Média en 4-4-2 évoquait encore récemment le quotidien des médecins confrontés aux déserts médicaux et à l’engorgement du système de santé.
Tout le monde n’est pas concerné
Plusieurs catégories restent exonérées. C’est notamment le cas des moins de 18 ans, des bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, des femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse et jusqu’au douzième jour après l’accouchement, ainsi que de certaines victimes d’actes de terrorisme pour les soins directement liés à ces événements.
Le gouvernement indique ainsi que près de 18 millions de Français ne sont pas concernés par ces franchises et participations.
Pour les autres, l’addition maximale progresse donc de 40 euros. À l’échelle d’un ménage, quelques dizaines d’euros peuvent sembler modestes. Mais l’accumulation des dépenses contraintes raconte une autre histoire : logement, alimentation, énergie, assurances, transports et désormais un plafond de reste à charge médical plus élevé.
La dégradation des conditions de fonctionnement de certains établissements de santé alimente déjà une forte tension. En juin dernier, Emmanuel Macron avait notamment été hué par des membres du personnel de l’hôpital Robert-Debré, sur fond de revendications concernant les moyens et les conditions de travail.
Et une nouvelle hausse automatique à partir de 2028
Le décret contient enfin une disposition appelée à durer : à compter du 1er janvier 2028, ces plafonds seront revalorisés chaque année en fonction de l’inflation.
Autrement dit, les 70 euros ne constituent pas nécessairement un plafond durable. Le mécanisme pourra continuer à évoluer avec les prix.
Depuis ce 1er octobre, la règle est donc simple : pour les assurés non exonérés, franchises médicales et participations forfaitaires peuvent désormais représenter ensemble jusqu’à 140 euros par année civile.
Une hausse de 40 % du plafond maximal. Petite ligne comptable pour les finances publiques, dépense supplémentaire très concrète lorsqu’elle arrive directement sur les remboursements des patients.


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