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Par Le Figaro avec AFP
Le 9 mai 2026 à 13h24
Sarah El Haïry a annoncé samedi avoir saisi Pharos, l’Arcom et le parquet de Paris au sujet de Chatiw, une plateforme de tchat en ligne permettant de discuter avec des inconnus sans créer de compte, sur laquelle des alertes ont été reçues concernant des messages à caractère sexuel envoyés dès la connexion.
Passer la publicité Passer la publicitéLa haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, indique samedi 9 mai avoir saisi la justice au sujet de la plateforme Chatiw, quelques jours après l'annonce de l'ouverture d'une enquête sur Cocoland, site accusé d'avoir facilité des agressions sexuelles.
À propos du «tchat en ligne» permettant de discuter avec des inconnus sans devoir créer un compte, «on a eu des alertes sur des messages à caractère sexuels, que des utilisateurs pouvaient recevoir dès leur connexion au service», précise-t-elle dans un entretien au journal Le Monde, assurant avoir saisi la plateforme Pharos (site gouvernemental permettant de signaler les contenus illicites) le 28 avril, puis l'Arcom (régulateur du numérique) et le parquet de Paris le 1er mai.
Sarah El Haïry avait annoncé la semaine dernière avoir saisi la justice concernant les sites Chaat.fr et legarçon.net. Mi-avril elle avait alerté sur la résurgence du site internet Coco, fermé par la justice en 2024 après avoir été accusé d'avoir permis de nombreux crimes sexuels, dont ceux contre Gisèle Pelicot.
«Quand on reçoit une alerte sur un site, on vérifie s'il y a des mécanismes de protection suffisants pour éviter qu'un mineur soit confronté à des prédateurs ou à des sollicitations sexuelles», affirme-t-elle au Monde. «Si on constate une absence de vérification de l'âge, d'inscription préalable ou des comportements problématiques, je saisis systématiquement Pharos et l'Arcom», dit-elle.
La loi imposant en France la vérification de l'âge pour limiter les réseaux sociaux aux moins de 15 ans «mettra en place un premier bouclier. Mais je pense aussi qu'il faudra (...) à un moment se poser la question de la responsabilité pénale des dirigeants de ces plateformes», ajoute-t-elle.
Elle est également «favorable à ce qu'on établisse des dizaines de critères qu'on pourrait facilement vérifier» pour permettre aux parents «de comprendre quels sont les degrés de risque, ou d'adaptation, pour chaque service utilisé par leurs enfants».


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