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Quand un adversaire politique devient une cible à égorger, les mots ne ressemblent plus à une simple provocation.
« Les melenchonistes on en veut pas chez nous, c’est à mettre à l’abattoir, il faut les mettre la tête à l’envers et leur couper la gorge »
Ceci est la parole du Gilet Jaunes Oliv Oliv (qui je l’espère est déjà en garde à vue en attente de son procès à l’instant où je vous parle)… pic.twitter.com/6kkiSBq9l2
— CaillonWin (@CaillonWin) August 22, 2026
Cette fois, il n’est pas question d’une formule rapportée ou d’une interprétation hasardeuse. Lors de son direct TikTok, Olivier Rohaut, plus connu sous le pseudonyme d’Oliv Oliv, repère la présence d’un sympathisant de Jean-Luc Mélenchon parmi les participants et réagit immédiatement. Les paroles qu’il prononce visent directement les « mélenchonistes » et décrivent très précisément leur mise à mort.
Ses mots sont les suivants : « On a encore un Mélenchoniste, on n’en veut pas chez nous. Ça, c’est à mettre à l’abattoir. Les Mélenchonistes, faut les mettre la tête à l’envers et leur couper la gorge. » Il ne parle donc pas simplement de bannir quelqu’un d’un direct ou de l’écarter d’une discussion. Il utilise l’image d’un abattoir, demande de placer les personnes visées « la tête à l’envers » et termine en disant qu’il faut leur « couper la gorge ».
Ce que prévoit la loi pour la provocation aux atteintes à la vie
Sur le plan juridique, qualifier définitivement ces paroles d’infraction pénale appartient à la justice. Le contenu des propos peut néanmoins être rapproché très directement de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Celui-ci sanctionne notamment la provocation directe, lorsqu’elle n’a pas été suivie d’effet, à commettre des « atteintes volontaires à la vie » ou à l’intégrité de la personne.
Le texte prévoit jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour cette infraction. La loi vise également les propos diffusés par un moyen de communication au public par voie électronique. Un direct diffusé sur un réseau social peut donc entrer dans le champ des modes de communication concernés, sous réserve naturellement de l’analyse des circonstances précises par les autorités judiciaires.
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