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Des drapeaux bleu et jaune étaient déployés sur la place Nathan Phillips à Toronto dimanche, alors que des centaines de citoyens et de dignitaires étaient rassemblés, à l’approche du quatrième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Nous nous rassemblons non seulement par solidarité, mais aussi par conviction, par conviction que la souveraineté compte, que la démocratie compte, que les lois internationales comptent et que le peuple ukrainien compte, a déclaré la ministre fédérale de l’Environnement, Julie Dabrusin, qui représente une circonscription torontoise.
Le premier ministre ontarien Doug Ford a rappelé que l’Ontario avait accueilli 150 000 Ukrainiens depuis le début de la crise et pourrait en recevoir davantage. Nous les accueillerions à bras ouverts, a-t-il assuré.
Avec son franc-parler habituel, il a lancé : Nous devons continuer à nous battre contre ce tyran, ce sauvage de Poutine. C’est aussi simple que ça.

Des rassemblements ont aussi eu lieu dimanche dans d'autres villes canadiennes et des événements sont prévus dans les prochains jours.
Photo : Radio-Canada
Le rassemblement, organisé par la division torontoise du Congrès ukrainien canadien, est l’un des nombreux événements ces jours-ci d’un bout à l’autre du pays pour marquer ce triste anniversaire.
Le président de la division torontoise du Congrès, Peter Schturyn, se réjouissait de voir que des politiciens des différents ordres de gouvernement avaient répondu à l’invitation. Ce qu’on voit, c’est que les Canadiens sont toujours du côté de l’Ukraine, a-t-il commenté.

« C'est difficile, c'est beaucoup d'émotions », a reconnu Peter Schturyn en pensant aux quatre dernières années, mais il croit que le peuple ukrainien est plus fort qu'avant.
Photo : Radio-Canada
Ça nous soutient, ça nous donne espoir. On sait que le peuple ukrainien, avec la résilience qu’il montre qu’ils vont gagner, parce qu’ils ont pas le choix.
La Russie, a-t-il poursuivi, continue ses attaques terroristes pour définitivement démoraliser le peuple, mais n’y parvient pas.
Danuda Seiler, qui est d’ascendance ukrainienne, pense que l’Ukraine ne reçoit pas toute l’attention qu’elle mérite

Danuda Seiler a immigré au Canada il y a près de quatre ans.
Photo : Radio-Canada
Avec toutes ces scènes horribles que nous avons vues au cours des dernières années, je suis très déçue des dirigeants mondiaux, de la façon dont ils approchent et tentent d’apaiser Poutine.
Elle essaie malgré tout de demeurer optimiste et s’encourage en voyant des gens d’horizons différents qui soutiennent l’Ukraine.
Claire Loach a commencé à participer à des manifestations de soutien à l’Ukraine il y a quatre ans et n’en revient pas que la guerre ne soit pas terminée après tout ce temps. Ce qui se passe là-bas est un cauchemar.
Je ne suis pas Ukrainienne, mais je suis une Canadienne qui s’en préoccupe. Nous devons être solidaires avec eux; c’est juste très triste, a-t-elle ajouté.
Avec les informations de Bienvenu Senga


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