NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Des acteurs du milieu politique du Saguenay-Lac-Saint-Jean demandent au gouvernement de récupérer la gestion des trois barrages hydroélectriques de Rio Tinto sur la rivière Péribonka. Ils estiment que l’entente entre la multinationale et Québec représente un manque à gagner de près de 350 millions de dollars par année l’État.
L'énergie produite par les centrales hydroélectriques de Chute-des-Passes, Chute-du-Diable et Chute-à-la-Savane sert à la fabrication de l'aluminium au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Rio Tinto est autonome à 90 %.
La cheffe de Climat Québec, Martine Ouellet, l’ancien député bloquiste de Chicoutimi—Le Fjord, Robert Bouchard, la représentante de Mères au front Saguenay, Édith Ouellet, le représentant de l’Association des retraités syndiqués de Rio Tinto Alcan, Marc Martel, la candidate de Québec solidaire dans Chicoutimi–Le Fjord, Jeanne Palardy et le porte-parole du Mouvement Onésime-Tremblay, Denis Trottier, se sont rassemblés pour faire leur demande au ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF), jeudi après-midi, lors d’une conférence de presse.
Les trois centrales hydroélectriques exploitées par Rio Tinto avaient été épargnées par la nationalisation de l'électricité au début des années 1960 par le gouvernement de Jean Lesage.
On dit que le privilège d’être dispensé de la nationalisation, quand il y a de la nationalisation en 1960, et de posséder des barrages pour Alcan, vient en retour d’emplois. Tel était le pacte social au début des années 1960, et, manifestement, ce pacte n’est plus respecté, a déclaré le porte-parole du Mouvement Onésime-Tremblay, Denis Trottier.

Une partie des installations de Rio Tinto au Complexe Jonquière. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier
Rio Tinto, anciennement Alcan, a signé un premier bail de 25 ans avec le gouvernement de René Lévesque en 1984 pour la gestion des barrages de la rivière Péribonka en échange d’investissements dans la région et d’emplois.
L’entreprise s’engageait aussi à construire trois alumineries, et à ce jour, deux d’entre elles ont été érigées, à Alma et à Laterrière.
Or, depuis 2006, l’échéance pour de nouveaux investissements a été repoussée à trois reprises, et la dernière en date remontait au 31 décembre 2025. Les intervenants ont aussi rappelé que le nombre d’emplois a drastiquement chuté chez Alcan-Rio Tinto depuis les années 1980, passant de 12 000 à environ 3000 après la fermeture des cuves précuites en 2026.
Les trois centrales de Rio Tinto sur la Péribonka
Centrale Chute-à-la-Savane (1953)
Capacité installée révisée: 245 MW
Centrale Chute-du-Diable (1952)
Capacité installée révisée: 224 MW
Centrale Chute-des-Passes
Capacité installée révisée: 833 MW
Total capacité : 1302 MW
La cheffe de Climat Québec, Martine Ouellet, rappelle que le gouvernement peut rompre son contrat le liant à la multinationale.
C’est juste normal en affaires que quand le contrat n’est pas respecté, bien, on met fin au contrat. Le gouvernement a ce pouvoir-là de le faire et ce n’est pas normal qu’il n’exerce pas ce pouvoir-là pour qu’on puisse s’assurer d’avoir des retombées pour la région, a martelé Martine Ouellet, qui a été ministre des Ressources naturelles sous le gouvernement péquiste de Pauline Marois.
Une pression citoyenne
Selon Denis Trottier, ancien député péquiste de Roberval et ex-maire de Péribonka, le gouvernement pourrait reprendre le contrôle des barrages dès 2033, soit avant la fin du bail. Il espère que la population sera sensible à cet enjeu.
Ce qu’on dit, si tu ne remplis pas tes conditions, le contrat, c’est terminé. On dit que le gouvernement est en droit de reprendre les centrales hydroélectriques de la rivière Péribonka en 2033, à la fin du premier contrat de 50 ans. On pense que c’est légitime et que c’est juste, car c’est fini le temps où les compagnies allaient juste avoir des droits. Il faut leur dire qu’ils ont aussi des devoirs, a-t-il exposé.
Selon l’économiste Marc-Urbain Proulx, il serait surprenant que le gouvernement annule son entente avec Rio Tinto.
Par contre, le gouvernement peut faire pression auprès de la compagnie. Alors la sortie médiatique sert justement à ça, à sonner la cloche. Maintenant la cloche sonne pas mal fort, mais sonner la cloche pour réveiller les consciences et probablement que le momentum est bon parce que autant la CAQ, que le Parti libéral que le Parti québécois cherchent des éléments à mettre dans leur programme [en vue des élections provinciales], a expliqué le professeur de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Marc-Urbain Proulx est professeur en économie régionale à l’Université du Québec à Chicoutimi. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier
Quant aux pertes d’emplois au fil du temps, Marc-Urbain Proulx note que l’entreprise n’a plus le choix de faire appel aux nouvelles technologies pour demeurer compétitive sur le marché mondial, même si cela signifie qu’elle ne peut plus plus systématiquement respecter ses engagements initiaux.
Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, nous ne tirons plus notre épingle du jeu de la présence de l'industrie de l'aluminium parce qu' elle crée de moins en moins d'emplois. Et dans dans le futur rapproché, on va en perdre encore beaucoup, croit l’économiste.
En 2021, l’ancien conseiller municipal de Saguenay, Jean-Marc Crevier, avait exigé la nationalisation des barrages de Rio Tinto, incluant ceux sur la rivière Saguenay.


5 month_ago
75



























.jpg)






French (CA)