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Dans son rapport annuel 2025, Amnesty International prononce un véritable réquisitoire contre les « prédateurs » qui attaquent le système multilatéral et le droit international, et lance un appel à la « résistance ».

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 Lors des funérailles de Palestiniens tués lors d’une frappe israélienne sur le camp de réfugiés d’Al-Shati, à Gaza, le 15 avril 2026. Lors des funérailles de Palestiniens tués lors d’une frappe israélienne sur le camp de réfugiés d’Al-Shati, à Gaza, le 15 avril 2026.

L’année 2025 restera celle des « prédateurs », dénonce Amnesty International dans son rapport annuel. « L’humanité est attaquée », a déclaré la secrétaire générale de l’organisation de défense des droits humains, Agnès Callamard, lors d’une conférence de presse à Londres et en ligne, lundi 20 avril. Sur 500 pages, Amnesty International dresse une sinistre carte postale du monde : « génocide et crimes contre l’humanité à Gaza », « crimes contre l’humanité » en Ukraine, homicides extrajudiciaires commis par les Etats-Unis hors de leurs frontières, et attaques contre le Venezuela et l’Iran. En toile de fond, Amnesty relève des atrocités continues en Birmanie, en République démocratique du Congo et au Soudan. Et 2026 s’annonce sous de mauvais auspices : le Liban est en partie menacé d’annexion, tandis que les civils iraniens tentent de survivre sous les bombes américaines et israéliennes et la répression du régime.

Le multilatéralisme et le droit international sont attaqués de toutes parts par « l’ordre mondial des carnassiers », écrit Agnès Callamard dans la préface de ce rapport, dont les présidents américain, Donald Trump, et russe, Vladimir Poutine, et le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Cet ordre mondial qui voudrait s’imposer « ne s’appuie pas sur les principes de notre humanité commune, mais sur la suprématie du commerce et l’hégémonie de la technologie ».

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