NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Une nouvelle affaire concernant une école Steiner-Waldorf vient de connaître un développement important en Allemagne. Le 2 septembre 2026, le tribunal administratif de Fribourg-en-Brisgau (Verwaltungsgericht Freiburg) a rejeté en référé la demande de l’association gestionnaire de la Freie Waldorfschule Dachsberg, dans le Bade-Wurtemberg, qui souhaitait obtenir l’autorisation de rouvrir l’établissement.
La décision a été rendue publique le 3 septembre. Le tribunal considère que le retrait de l’autorisation de fonctionnement prononcé en juin par l’administration scolaire est, selon toute vraisemblance, légal. L’école, qui accueillait environ 200 élèves, reste donc fermée pour le moment.
Des manquements dans l’enseignement
L’un des aspects intéressants de cette décision est que les irrégularités constatées ne concernent pas seulement des questions administratives.
Selon le tribunal, l’établissement ne remplissait vraisemblablement plus complètement les objectifs éducatifs prévus par le programme Waldorf lui-même. Plusieurs matières qui devaient être enseignées — notamment la religion, l’éthique et le jardinage — ne l’étaient pas.
Plus étonnant encore, des notes auraient été attribuées dans des bulletins pour le cours d’éthique alors que cet enseignement n’avait pas effectivement été dispensé.
Le tribunal relève également que des enseignants dont la formation professionnelle et pédagogique n’était pas achevée auraient été autorisés à assurer seuls des cours.
Des examens et des bulletins irréguliers
La justice allemande relève également des faits particulièrement sérieux concernant les diplômes.
Pendant plusieurs années, l’école aurait organisé des examens correspondant au diplôme de fin d’études de la Realschule et délivré les certificats correspondants alors qu’elle ne disposait pas de la reconnaissance officielle nécessaire pour le faire.
Selon le tribunal, l’établissement savait au plus tard depuis décembre 2025 qu’il ne possédait pas cette reconnaissance. Il aurait pourtant continué, en janvier 2026, à se présenter dans une publicité comme bénéficiant d’une reconnaissance officielle.
Le tribunal considère notamment l’attribution volontaire d’une note d’éthique pour un enseignement qui n’avait pas eu lieu comme un indice particulièrement grave mettant en cause la fiabilité de l’organisme gestionnaire.
Un élève transporté dans le coffre d’une voiture
La décision judiciaire mentionne également plusieurs manquements présumés à l’obligation de surveillance des élèves.
Lors d’un voyage scolaire en France, un élève aurait notamment été transporté dans le coffre de la voiture personnelle d’un enseignant.
Un autre incident s’est produit à l’occasion d’un feu de la Saint-Jean organisé dans l’enceinte de l’école : un enfant est tombé dans les braises et a subi des brûlures suffisamment graves pour nécessiter son transport à l’hôpital.
Ces différents événements contribuent, selon le tribunal, à faire apparaître non pas seulement une succession d’incidents isolés, mais la possibilité d’un problème structurel dans le fonctionnement de l’établissement.
Des plaintes depuis 2025
L’affaire ne semble d’ailleurs pas être apparue soudainement. Selon l’administration du Bade-Wurtemberg, les autorités scolaires recevaient depuis le printemps 2025 de nombreuses plaintes provenant notamment d’élèves, de parents et d’enseignants.
L’administration affirme avoir laissé à l’établissement plusieurs possibilités de remédier aux dysfonctionnements constatés. Elle estime cependant que les problèmes ont persisté et que certains documents qui lui avaient été transmis étaient inexacts.
Le Regierungspräsidium de Fribourg avait finalement retiré à l’école son autorisation de fonctionner le 24 juin 2026, avec effet à la fin du mois de juillet.
La conséquence financière est également importante : l’établissement ne reçoit plus les subventions publiques dont il bénéficiait auparavant, soit des versements mensuels d’environ 110 000 euros.
La procédure n’est pas terminée
Il faut néanmoins préciser que la décision rendue début septembre intervient dans le cadre d’une procédure d’urgence. Elle ne constitue donc pas encore le jugement définitif sur le fond de l’affaire.
L’association gestionnaire peut contester cette décision devant le tribunal administratif supérieur du Bade-Wurtemberg à Mannheim. Une procédure distincte sur le fond doit également déterminer définitivement si le retrait de l’autorisation était légal.
À ce stade, le tribunal administratif de Fribourg considère cependant que cette légalité est hautement probable.
Cette affaire est intéressante au-delà du seul cas de Dachsberg. Elle montre le degré de gravité que peuvent atteindre les dysfonctionnements constatés par les autorités de contrôle dans un établissement Waldorf : qualification des enseignants, réalité des enseignements dispensés, validité des examens et des bulletins, sécurité des élèves et fiabilité de l’organisme gestionnaire sont ici simultanément mises en cause.
Sources
Communiqué officiel du tribunal administratif de Fribourg, 3 septembre 2026 :


4 week_ago
23



























.jpg)






French (CA)