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Face à la hausse de leurs coûts, les industriels et les coopératives agricoles demandent la tenue en urgence d’un comité de négociations commerciales.
Conclues fin février, les discussions tarifaires annuelles entre distributeurs et leurs fournisseurs pourraient-elles être rouvertes ? C’est en tout cas ce que demandent les coopératives agricoles, qui souffrent des conséquences en de la guerre en Iran.
Elles estiment ne plus pouvoir supporter les surcoûts liés à la hausse des prix de l’énergie, des carburants, des engrais utilisés par leurs adhérents et des emballages. Au-delà de la tenue en urgence d’un comité de suivi des négociations commerciales « pour faire un bilan », elles appellent à remettre à plat les contrats signés en mars, et ce dès le mois prochain.
Cette semaine, le géant français du lait Lactalis avait déjà exprimé sa volonté de répercuter la hausse de ses coûts logistiques et d’emballage sur ses tarifs, suite au conflit au Moyen-Orient.
Sans plaider pour une réouverture aussi large des discussions, les industriels privés du secteur, regroupés au sein de l’Ania, évoquent aussi un « choc sur les coûts » de certains de leurs adhérents pouvant amener à des « ajustements ciblés » de tarifs.
Le sujet est épineux. Vendredi, les distributeurs regroupés au sein de la FCD ont jugé « prématurées les demandes de réouverture des négociations commerciales. Elles restent d’ailleurs, à ce stade, limitées. » L’organisation rappelle que des clauses de révision des tarifs sont prévues dans le contrat si les hausses de coûts sont « réelles, justifiées et difficiles à absorber ».


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