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Alice Cordier réagit au décès de Quentin : « Les mots me manquent, je réalise et prends la responsabilité de cette issue. »

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On veut jouer au bloc contre bloc, puis on découvre que ça finit mal…

Le parquet de Lyon a annoncé samedi 14 février 2026 la mort de Quentin, étudiant de 23 ans, hospitalisé depuis jeudi dans un état jugé très grave après une violente agression survenue en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’enquête, initialement ouverte pour violences aggravées, a été requalifiée : elle est désormais conduite du chef de coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées (réunion, usage d’arme, visage dissimulé), selon le parquet.

Ce que l’on sait des faits, selon les premiers éléments

Quentin avait été pris en charge jeudi soir dans le 5e arrondissement de Lyon, puis placé dans le coma à l’hôpital Édouard-Herriot, avec un pronostic vital engagé. Des auditions se sont poursuivies samedi, tandis qu’aucune version officielle et complète n’avait encore, à ce stade, fixé les circonstances exactes et l’identité des agresseurs.

Plusieurs médias ont par ailleurs fait état d’images d’une scène de violences diffusées au journal de 20 heures de TF1, présentées comme celles de l’agression.

Lyon : les images du meurtre de Quentin par les antifas pic.twitter.com/tCOjKjJb1i

— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) February 14, 2026

La famille parle d’un « guet-apens » et appelle au calme

Par la voix de son avocat, la famille de Quentin a demandé « le calme et la retenue », tout en dénonçant un « crime » et en décrivant un scénario qui s’apparenterait à un guet-apens, selon ses déclarations publiques. Elle conteste aussi certaines présentations du jeune homme, notamment l’idée qu’il aurait été un membre d’un service d’ordre.

Némésis affirme que Quentin participait à la “protection” du collectif

Du côté du collectif Némésis, proche de la sphère Bolloré, Quentin est présenté comme faisant partie du dispositif de “protection” des militantes mobilisées contre la conférence de Rima Hassan. Le collectif affirme que des militants antifascistes auraient pris à partie leur groupe et que Quentin aurait ensuite été violemment frappé. L’enquête doit établir précisément le déroulé et les responsabilités.

Némésis a également mis en cause des personnes liées à la mouvance antifasciste, et certains articles évoquent la Jeune Garde (organisation dissoute par décret en juin 2025). Les liens concrets avec l’agression devront être confirmés par la justice.

Le message d’Alice Cordier sur X : « je réalise et prends la responsabilité de cette issue »

Le 14 février, Alice Cordier, présidente de Némésis, a publié sur X un message au ton grave : elle dit avoir appris le décès « avec énormément d’émotions et de douleur », présente Quentin comme un « militant nationaliste exemplaire » ayant « assuré la sécurité » de militantes lyonnaises, adresse ses condoléances à la famille et écrit : « Les mots me manquent, je réalise et prends la responsabilité de cette issue. Je ne prendrai pas la parole plus ce soir. »

C’est avec énormément d’émotions et de douleur que j’ai appris le décès de Quentin, militant nationaliste exemplaire qui avait assuré la sécurité de nos militantes de Lyon.

J’adresse toutes mes condoléances à la famille de Quentin.
Le douleur doit être terrible.

Les mots me…

— Alice Cordier (@CordierAlice2) February 14, 2026

Cette formule — « prendre la responsabilité » — est politiquement forte mais reste ambiguë : elle peut relever d’un registre moral (assumer un drame survenu dans le cadre d’une action) ou organisationnel (question du dispositif de sécurité), sans constituer en soi un aveu juridique. La portée exacte de cette phrase alimentera forcément les débats, dans l’attente des conclusions de l’enquête.

Réactions politiques : condamnations et appels à l’apaisement

La mort du jeune homme a déclenché une vague de réactions au niveau national. Des responsables politiques ont appelé au calme et demandé que les auteurs soient condamnés, tandis que la séquence relance le débat sur les violences politiques et les affrontements entre militants lors d’événements publics.

Rima Hassan, au cœur de l’événement initial (sa conférence), a condamné des faits décrits comme « extrêmement graves et inacceptables » et a demandé que l’enquête fasse toute la lumière.

Une affaire explosive : entre responsabilités, instrumentalisations et vérité judiciaire

Depuis jeudi, deux questions s’entremêlent et crispent le débat :

  1. La vérité des faits : qui a frappé, dans quelles circonstances, et avec quel degré d’organisation ?

  2. La responsabilité des acteurs présents : niveau de préparation, choix de maintenir une action “au contact”, encadrement, consignes, gestion des risques.

Sur ce second point, les critiques visant Némésis portent sur l’organisation de la “protection” et le cadre donné à des jeunes militants. Mais — et c’est essentiel pour éviter de refaire le procès sur les réseaux — le cœur pénal du dossier reste l’agression elle-même : ce drame n’existe pas sans agresseurs, et seuls les éléments judiciaires permettront d’établir les responsabilités individuelles.

Et si l’enquête confirme ce que plusieurs versions avancent déjà — une agression menée par des militants d’ultra-gauche / antifas — alors il faudra le dire sans détour : la culpabilité première, c’est celle de ce camp-là, parce que c’est cette violence qui déclenche tout. On peut critiquer une organisation sans oublier l’essentiel.

Conclusion du Média en 4-4-2

On peut aussi finir sur une idée simple : ce face-à-face entre l’extrême droite et l’extrême gauche, sur le terrain, sert souvent de carburant à des gens bien plus installés, plus haut placés, qui surplombent ces groupuscules — et qui, eux, n’en paient jamais le prix.

Pendant que les états-majors se renvoient la faute et que chacun instrumentalise le drame pour “prouver” que l’autre camp est le mal absolu, la réalité est brutale et beaucoup plus triste : ce sont des gamins qui payent. Des jeunes qui se font enrôler dans une logique de bloc contre bloc, de surenchère, de confrontation permanente. Et à la fin, il n’y a ni victoire politique, ni grandeur : il y a juste un mort, une famille détruite, et des responsables bien au chaud qui s’en lavent les mains.

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