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Des importateurs algériens auraient reçu fin juillet des instructions leur demandant de retirer les produits fabriqués en France de leurs plans prévisionnels d’importation. Cette orientation, rapportée par des médias, n’a pas été officiellement confirmée par les autorités algériennes, mais plusieurs sources affirment qu’elle est appliquée.
Des importateurs algériens auraient été convoqués fin juillet par les services du ministère du Commerce extérieur afin de revoir leurs plans prévisionnels d’importation (PPI) et d’en retirer les produits fabriqués en France, rapportent Marianne et La Croix.
L’information n’a, à ce jour, pas fait l’objet d’une annonce officielle, d’un décret ou d’un communiqué des autorités algériennes. Selon les deux médias français, plusieurs sources économiques et diplomatiques, en Algérie comme en France, affirment toutefois que cette consigne est appliquée.
Un importateur algérien cité par La Croix évoque une mesure plus large que les restrictions qui existaient auparavant. Un diplomate interrogé par le quotidien affirme pour sa part que la mesure concernerait les produits français, y compris ceux relevant de capitaux étrangers ayant acquis des entreprises françaises. Les médicaments seraient, selon ces mêmes sources, exclus de cette orientation.
Des échanges commerciaux en baisse
Cette information survient dans un contexte de recul des échanges commerciaux entre l’Algérie et la France. Selon les données de la douane française citées dans le texte, les échanges de biens entre les deux pays ont représenté environ 8,6 milliards d’euros sur les douze mois allant d’août 2025 à juillet 2026, contre 9,4 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2025 et 11,1 milliards en 2024.
Les entreprises françaises présentes en Algérie font déjà face à des restrictions d’accès au marché dans plusieurs secteurs. Le dossier des céréales en constitue une illustration.
Début septembre, l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a lancé un appel d’offres international portant sur l’achat de 500 000 tonnes de blé tendre, sans retenir les fournisseurs français, d'après Marianne et La Croix. La France, qui figurait auparavant parmi les principaux fournisseurs de céréales de l’Algérie, a progressivement perdu des parts de marché au profit d’autres pays.
Une présence française toujours importante
Malgré cette évolution, les entreprises françaises conservent une présence économique significative en Algérie. Selon les données citées dans le texte, elles représentent environ 2,5 milliards d’euros d’investissements et quelque 40 000 emplois.
La Chambre de commerce et d’industrie algéro-française (CCIAF) n’a pas souhaité commenter les informations relatives aux nouvelles restrictions, selon La Croix. Son président, Michel Bisac, n’a notamment pas répondu aux sollicitations du quotidien.
Plusieurs entreprises françaises ont par ailleurs réduit ou suspendu certaines de leurs activités en Algérie ces dernières années. Dans le secteur automobile, l’usine d’assemblage de Renault à Oran, inaugurée en 2012, a suspendu son activité depuis 2020.
Sur le plan commercial, la Chine est désormais le premier fournisseur de l’Algérie, devant la France. La portée exacte de la nouvelle orientation concernant les produits fabriqués en France reste toutefois difficile à établir en l'absence, à ce stade, de confirmation officielle.
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