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Le troisième procès pour assassinat de Nicolas Zepeda, organisé jusqu'au 17 mars à Lyon, accélère ce jeudi en donnant la parole à de multiples témoins. Les grandes lignes de l'enquête étant posées, il convient désormais d'approcher au plus près du vécu de ces gens qui, chacun à leur manière, ont été happés par les rouages de ce drame. Le Chilien, lui, continue de se dire innocent.
Willy Graff (Edition : Stéphane Cuny) - Aujourd'hui à 07:25 | mis à jour aujourd'hui à 09:08 - Temps de lecture :
Des cris dans la nuit, puis un silence qui se prolonge depuis bientôt une décennie... Où est Narumi Kurosaki ? Le corps de cette étudiante japonaise disparue à Besançon le 5 décembre 2016 n'a jamais été retrouvé, mais l'enquête de police accable un suspect : Nicolas Zepeda. Malgré ses dénégations, l'ex-petit ami chilien de Narumi a été condamné à deux reprises à 28 ans de prison par les cours d'assises du Doubs en 2022, puis de Haute-Saône en 2023... Une décision finalement annulée par la Cour de cassation, qui a jugé plus équitable d'octroyer à ce jeune homme un troisième procès qui a débuté ce mardi à Lyon.
L'essentiel de l'affaire en un clic
Vidéo. "Le mystère Narumi" : notre série-vidéo qui résume l'affaire
Chronologie. Les 40 dates clés de la disparition de Narumi Kurosaki
Le procès en appel. Revivez tous nos directs du deuxième procès de Nicolas Zepeda
Long format. L’affaire Narumi Kurosaki, autopsie d’un crime sans corps, ni aveux
Le procès en direct
Jour 2 : « J’ai le souvenir de ce magnifique sourire » ; Jour 1 : « Il n’y a aucune certitude, c’est une enquête bâclée !
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8 h 40
La défection en chaîne des témoins japonais
Plusieurs jeunes témoins japonais ont fait savoir à la justice française que, contrairement aux deux premiers procès en 2022 et 2023, ils ne souhaitaient participer aux débats.
Cette cascade de défections suscite un certain désarroi des acteurs de ce troisième procès. Se défiler ainsi à une convocation est une infraction passible d’une amende en France, mais les moyens coercitifs paraissent inexistants pour contraindre ces témoins étrangers à se plier au jeu judiciaire.
C’est également le cas pour le cousin « barcelonais » de Nicolas Zepeda, qui est aujourd’hui retourné vivre au Chili : malgré les tentatives initiées par la justice française, ce médecin décline les multiples invitations à témoigner en visio.
Pour chacun de ces refus, le président de la cour Eric Chalbos a un plan B : lire les auditions recueillis il y a de nombreuses années par la police bisontine.
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8 h 15
Les « évaporés » reviennent sur le devant de la scène
On pensait cette thèse évacuée par la défense il y a quelques années… Ce mardi, Me Binsard a remis sur le tapis le sujet ces gens surnommés les « Johatsu » (traduction, les « évaporés ») qui, au Japon, quittent tout du jour au lendemain sans prévenir personne dans leur entourage. Ils seraient chaque année 80000, mais ce phénomène, alimenté par la honte personnelle, la peur de décevoir ou les dettes financières, semble peu compatible avec la situation de Narumi, qui nourrissait 1001 projets.
C’est en tout cas la conviction de Sylvie Galley, qui fustige cette défense prête à « tout et n’importe quoi », selon elle, pour affranchir Zepeda de ses responsabilités.
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7 h 50
« Radieuse, solaire, joyeuse... »« Radieuse, solaire, joyeuse... »
À la question de savoir s’il a une conviction profonde, Jérémie Bride répond simplement : « Je vais laisser la justice faire son travail, c’est à eux de le faire. Moi, je réponds factuellement et je réponds avec mon cœur et honnêteté. Et mes souvenirs sont clairs… »
Lorsqu’on évoque Narumi, il a également évoqué, non sans émotion, le souvenir d’une jeune femme « radieuse, solaire, joyeuse, heureuse, souriante et intelligente. »
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7 h 30
Ce qu’il faut retenir de la journée d’hier
- La matinée de ce mercredi a été consacrée à l’exposé du commandant Christophe Touris, qui portait sur les vaines recherches du corps de Narumi, mais aussi sur « l’espionnage numérique » mis en œuvre par Zepeda à distance.
- La défense a ferraillé sans vergogne avec le policier, pour tenter de faire infléchir ses certitudes concernant le scenario d’un Nicolas Zepeda assassin, qui dissimulerait le corps de sa victime au sud de Dole (Jura), le 6 décembre 2016 avant l’aube.
- Autre point de discorde, les messages post-mortem envoyés depuis les comptes de Narumi, mais prêtés a Chilien par l’accusation. Ses avocats combattent cette idée.
- Petite conquête procédurale : la défense a obtenu de la cour la vérification d’un ADN inconnu, repéré dans la chambre, à la lumière du Fnaeg (fichier national automatisé des empreintes génétiques).
- Quatre témoins ont défilé à la barre. Très émue, l’ancienne professeur de français, qui garde en mémoire « le magnifique sourire » de Narumi, a un eu regard empreint de compassion pour ses proches assises au premier rang.
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7 h 25
« Ce troisième procès ravive la douleur de sa famille »
Me Sylvie Galley porte la voix des proches de Narumi Kurosaki depuis le début de l'affaire. Une famille fossilisée dans une détresse intime et intense qui semble n'avoir pas d'issue.
« Avant le premier procès, sa mère et ses sœurs avaient des espoirs démesurés d’explications, de révélations sur ce qui s’est passé dans cette chambre universitaire, sur la façon dont Narumi a été tuée, sur le lieu où se trouve son corps… Ces espoirs ont été détruits, broyés, et elles en sont sorties fragilisées. (...) Là, je les trouve repliées sur elles-mêmes. Ce troisième procès ravive leur douleur et leur deuil, dont on a toujours dit qu’il était impossible, mais elles sont déterminées à aller jusqu’au bout du processus » détaille-t-elle dans une interview accordée à L'Est Républicain
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7 h 20
Les 40 dates clés de l'affaire
Narumi Kurosaki, 21 ans, a disparu en 2016 à Besançon dans d’inquiétantes circonstances, alors que l’avenir lui tendait les bras. Son corps n’a jamais été retrouvé, mais l’enquête converge vers un suspect, son ex-petit ami Nicolas Zepeda. Au fil d'un long processus judiciaire et diplomatique, le Sud-Américain a fini par être extradé en France, puis condamné à deux reprises en 2022 et 2023... Mais l'histoire ne s'arrête pas là.
Retour sur les 40 dates clés de l'affaire
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7 h 10
Pourquoi Nicolas Zepeda a-t-il droit à un troisième procès ?
Condamné en appel à 28 ans de prison pour l’assassinat de Narumi Kurosaki, Nicolas Zepeda a bénéficié d’un arrêt de la Cour de cassation, qui l’autorise à se défendre une troisième fois lors d’un procès d'assises.
On vous explique cette situation peu commune, qui trouve son origine dans une irrégularité juridique
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7 h
Bonjour et bienvenue dans ce direct !
Jusqu'au 27 mars, L'Est Républicain s'engage à vous faire vivre en temps réel, ou presque, le troisième procès de Nicolas Zepeda à Lyon. Place au troisième jour d'audience.
Merci pour votre confiance !


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