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Le troisième procès pour assassinat de Nicolas Zepeda s'ouvre ce mardi à Lyon. Neuf ans après la funeste disparition de Narumi Kurosaki, dont le corps reste introuvable, une question obsédante va escorter ces deux semaines de débats : que s'est-il passé dans la chambre universitaire de cette étudiante japonaise, dans la nuit du 4 au 5 décembre 2016 à Besançon ? Tous les regards se tournent vers cet accusé chilien, dont les deux précédentes condamnations ont été effacées sur décision de la Cour de cassation. L'enquête de police semble l'incriminer mais Zepeda et ses avocats, eux, vont plaider avec force l'acharnement judiciaire. Retour à la case départ, et parole à la cour d'assises du Rhône.

Willy Graff et Pierre Laurent (Edition : Grégory Barbier) - Aujourd'hui à 07:25 | mis à jour aujourd'hui à 09:01 - Temps de lecture :

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Des cris dans la nuit, puis un silence qui se prolonge depuis bientôt une décennie... Où est Narumi Kurosaki ? Le corps de cette étudiante japonaise disparue à Besançon le 5 décembre 2016 n'a jamais été retrouvé, mais l'enquête de police accable un suspect : Nicolas Zepeda. Malgré ses dénégations, l'ex-petit ami chilien de Narumi a été condamné à deux reprises à 28 ans de prison par les cours d'assises du Doubs en 2022, puis de Haute-Saône en 2023... Une décision finalement annulée par la Cour de cassation, qui a jugé plus équitable d'octroyer à ce jeune homme un troisième procès.

Sous le regard éploré de la mère et des sœurs de Narumi Kurosaki, qui sont persuadées de sa culpabilité, les débats démarrent ce mardi 17 mars à Lyon. 

L'essentiel de l'affaire en un clic

Vidéo. "Le mystère Narumi" : notre série-vidéo qui résume l'affaire
Chronologie. Les 40 dates clés de la disparition de Narumi Kurosaki
Le procès en appel. Revivez tous nos directs du deuxième procès de Nicolas Zepeda

  • 8 h 45

    Découvrez la superbe salle d’assises à Lyon

    Les médias sont autorisés à filmer et photographier la salle du procès, avant que ne s’ouvre l’audience. Il sera ensuite formellement interdit d’enregistrer la moindre image. L’ensemble de l’intérieur du palais de justice de Lyon est classé aux monuments historiques.

    Une ambiance particulière règne entre les belles boiseries de la salle d’assises, où vient d’entrer Me Sylvie Galley, l’avocate de la famille Kurosaki. La pénaliste installe ses affaires. Sur une pile de documents, ont été posées des photos de Narumi, à la mine radieuse. Un détail qui n’en est pas un : Me Galley tient à ce que cette cour se souvienne à chaque instant, du sourire de l’étudiante disparue.

  • 8 h 20

    Sur le campus bisontin, la chambre « fantôme » reste intacte

    Le parquet accuse Nicolas Zepeda d’avoir assassiné Narumi Kurosaki dans sa chambre universitaire, assimilée à une scène de crime. Fait étonnant, les scellés judiciaires apposés à l’époque sur la porte n’ont pas été levés. Le temps s’est comme figé dans ce studio de 9 m², où reposent encore toutes les affaires personnelles de l’étudiante... Une situation « inédite », admet l’avocate de la famille Kurosaki, qui perdurera tant que la justice n’aura pas mis un point final à cette affaire.

    Notre article consacré à cette chambre transformée en bulle spatio-temporelle.

    Photo d’archives Willy Graff Photo d’archives Willy Graff
  • 8 h

    Quelle défense pour le Chilien ?

    C’est la grande question… Comment Nicolas Zepeda va-t-il s’y prendre pour éviter une nouvelle condamnation, et ainsi échapper à l’adage du « jamais deux sans trois » ? Si son équipe d’avocats a été une énième fois remaniée, avec l’arrivée de Me Binsard - étoile montante du barreau parisien - aux côtés de Me Cormier, force est de constater que les éléments d’investigations, eux, n’ont pas changé. Et ils restent défavorables à l’accusé.

    Me Robin Binsard. Photo d'archives Arnaud Castagné Me Robin Binsard. Photo d'archives Arnaud Castagné

    La défense n’a pas le choix : elle doit bouger, voire bouleverser les lignes. Me Cormier et Binsard n’ont d’ailleurs pas attendu l’ouverture du procès pour ruer dans les brancards, en réclamant l’ouverture de plusieurs scellés judiciaires, notamment, afin d’en vérifier le contenu. Le duo de pénalistes va tout faire pour créer des espaces de doute dans l’esprit des jurés, en mettant sur le gril une enquête de police qu’ils jugent exagérément menée à charge.

    Vont-ils aller jusqu’à exiger des suppléments d’informations, afin de rouvrir l’enquête sur certains points ? Ce n’est pas à exclure… Mais encore faudrait-il que le président de la cour d’assises l’accepte.

  • 07 : 45

    Les médias chiliens déjà à l’œuvre la veille

    Ce lundi en fin de journée, à la veille de l’ouverture de l’audience, de premières équipes de télévision effectuaient déjà leurs repérages aux abords immédiats du palais de justice de Lyon, un superbe édifice néo-classique située sur les quais de Saône, dont certaines salles sont classées aux monuments historiques. Fraîchement arrivés de Santiago, le journaliste Roberto Cox et son cameraman en ont profité pour assurer leur premier direct pour la chaîne Chilevision.

    Aux dernières nouvelles, 65 accréditations presse ont été préparées par la cour d’appel de Lyon pour ce procès.

  • 07 h 25

    « Ce troisième procès ravive la douleur de sa famille »

    Digiteka PlaceHolder

    Me Sylvie Galley porte la voix des proches de Narumi Kurosaki depuis le début de l'affaire. Une famille fossilisée dans une détresse intime et intense qui semble n'avoir pas d'issue. 

    « Avant le premier procès, sa mère et ses sœurs avaient des espoirs démesurés d’explications, de révélations sur ce qui s’est passé dans cette chambre universitaire, sur la façon dont Narumi a été tuée, sur le lieu où se trouve son corps… Ces espoirs ont été détruits, broyés, et elles en sont sorties fragilisées. (...) Là, je les trouve repliées sur elles-mêmes. Ce troisième procès ravive leur douleur et leur deuil, dont on a toujours dit qu’il était impossible, mais elles sont déterminées à aller jusqu’au bout du processus… » détaille-t-elle dans une interview accordée à L'Est Républicain.

  • 07 h 20

    Les dates clés de l'affaire

    Narumi Kurosaki, 21 ans, a disparu en 2016 à Besançon dans d’inquiétantes circonstances, alors que l’avenir lui tendait les bras. Son corps n’a jamais été retrouvé, mais l’enquête converge vers un suspect, son ex-petit ami Nicolas Zepeda. Au fil d'un long processus judiciaire et diplomatique, le Sud-Américain a fini par être extradé en France, puis condamné à deux reprises en 2022 et 2023... Mais l'histoire ne s'arrête pas là.

    Retour sur les 40 dates clés de l'affaire

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  • 07 h 10

    Pourquoi Nicolas Zepeda a-t-il droit à un troisième procès ?

    Condamné en appel à 28 ans de prison pour l’assassinat de Narumi Kurosaki, Nicolas Zepeda a bénéficié d’un arrêt de la Cour de cassation, qui l’autorise à se défendre une troisième fois lors d’un procès d'assises.  

    On vous explique cette situation peu commune, qui trouve son origine dans une irrégularité juridique.

    La gestion des débats par le président de la cour d’assises de Haute-Saône, en 2023, a nourri le pourvoi en cassation de la défense.  Photo Franck Lallemand La gestion des débats par le président de la cour d’assises de Haute-Saône, en 2023, a nourri le pourvoi en cassation de la défense. Photo Franck Lallemand
  • 07 h

    Procès de Nicolas Zepeda, acte trois...

    Bonjour à toutes et à tous !

    Dès aujourd'hui et jusqu'au 27 mars, L'Est Républicain s'engage à vous faire vivre en temps réel, ou presque, le troisième procès de Nicolas Zepeda à Lyon.

    Merci pour votre confiance !

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